Rhume ou mal de gorge : les antibiotiques sont-ils utiles ?

Dernière mise à jour: novembre 2016 | 3654 visites
kand-keelpijn-170_400-04.jpg

conseil Les antibiotiques sont-ils nécessaires en cas de rhume, de mal de gorge ou d'un autre type d'infection respiratoire ? Dans quels cas sont-ils recommandés et quand faut-il les éviter ? Comment faire la part des choses ?

• Le rhume, la grippe et la plupart des infections de la gorge sont d'origine virale. Or, les antibiotiques n'ont aucun effet contre les virus : leur cible, ce sont les bactéries.

• Même si l'infection est causée par une bactérie, les antibiotiques ne sont pas impératifs : s'il est par ailleurs en bonne santé, quelques jours suffisent généralement à notre organisme pour vaincre la maladie. Une antibiothérapie peut être envisagée pour réduire (de un à deux jours) la durée de guérison, pour autant que les médicaments aient été administrés peu de temps après l'apparition des premiers symptômes.

Le problème, c'est qu'il est extrêmement difficile de déterminer rapidement l'origine infectieuse (virale ou bactérienne) et donc de savoir si l'antibiotique fera ou non de l'effet. Et l'administration de ces médicaments n'est jamais anodine : le risque d'effets secondaires n'est pas à négliger (réaction allergique, soucis gastro-intestinaux...). On mentionnera aussi le phénomène de résistance croissante des bactéries aux antibiotiques, une problématique inquiétante.

Dans ce contexte, les antibiotiques ne sont pas recommandés en cas de rhume ou de mal de gorge (de type refroidissement), sauf :

• chez les patients à risque, notamment ceux souffrant d'un rhumatisme articulaire aigu, d'un trouble cardiaque, d'un cancer, d'un système immunitaire déficient...

• en cas d'épidémie d'infection bactérienne dans des structures collectives, comme les maisons de repos et les écoles

• en présence de fièvre, de difficultés à avaler, de rougeurs et d'un gonflement du visage ou d'un autre signe qui pourrait conduire le médecin à soupçonner un type de problème nécessitant une prise en charge plus énergique

• si les symptômes persistent au-delà d'une semaine, et fortiori s'ils s'aggravent


publié le : 14/11/2016 , mis à jour le 22/11/2016

Réagissez

Masquer mes données personnelles :
votre nom et votre adresse e-mail n'apparaîtront pas avec votre réaction
Prévenez-moi en cas de réaction à mon message :
vous serez prévenu lorsque quelqu'un réagira à votre message.
signes restants.
pub
x

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter: