Vaccins, moustiques, alimentation, sexualité... : les conseils vacances

Dernière mise à jour: juin 2017 | 8669 visites

dossier Si cela ne doit pas tourner à l’obsession, il est néanmoins nécessaire de prendre des dispositions, avant le départ en vacances et pendant le séjour, afin d’éviter des ennuis de santé qui pourraient tout gâcher. Vaccins, moustiques, sécurité, alimentation, sexualité... : voici les conseils pour vos vacances.

Destination proche ou lointaine, conditions d’hébergement optimales ou plus douteuses, climat tropical ou températures modérées… : quelles que soient les circonstances, des mesures s’imposent pour faire en sorte que les vacances se déroulent au mieux.

Afin de les cerner au plus près (elles seront indispensables ou recommandées selon le lieu de séjour), il est important de ne pas attendre la dernière minute et de considérer le médecin (en particulier dans le cadre d’une « consultation des voyageurs ») comme l’interlocuteur de référence. De fait, ceci vaut surtout pour les vaccins et les traitements prophylactiques (médicaments administrés à titre préventif). Comment mettre le plus d’atouts de son côté ?

L’eau et l’alimentation

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Si l’hygiène paraît laisser à désirer, il est évident qu’il conviendra de redoubler de prudence. Mais attention : même dans un hôtel cinq étoiles, une intoxication n’est jamais à exclure. Le risque majeur : la diarrhée du voyageur (la « turista »). Quels conseils ?

• En cas de doute sur la qualité de l’eau (pour boire, pour se brosser les dents…), il est utile de la faire bouillir, de la désinfecter (avec des pastilles spéciales, en vente en pharmacie) ou d’utiliser de l’eau en bouteille. En prenant sa douche, on ne se rincera pas la bouche.
• A propos de bouteille, il faut s’assurer qu’elle n’a jamais été ouverte. Le système de sécurité le plus fiable consiste en une surprotection du bouchon par du plastique. S’il s’agit d’une capsule, une déformation suspecte incitera à ne pas avaler le contenu de la bouteille.
• Qui dit glaçons dit eau pour les préparer. Prudence.
• Les boissons en canette ou en berlingot, la bière et le vin, le thé et le café chauds ne posent en général pas de problème.
Les conseils pour la nourriture

• Les aliments doivent avoir été bien cuits et être servis chauds.
• Les préparations qui reposent à température ambiante doivent inspirer la méfiance, en particulier tout ce qui contient des œufs.
• Les aliments crus (fruits...) seront évités, sauf ceux que l’on peut peler soi-même.
• Attention avec les poissons et les coquillages (les huîtres !).
Les crèmes glacées proposées en rue risquent de poser de sérieux problèmes. Idem pour le lait non pasteurisé (et non bouilli).
• La présence visible de mouches ou d’autres insectes dans un restaurant (à l'hôtel ou ailleurs) est un signal d’alarme fort.

Le soleil

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Il ne s’agit pas de le fuir – autant alors rester à la maison… -, mais de ménager sa peau.

• S’enduire de protection solaire, même d’un degré très élevé, ne veut pas dire empêcher le processus de bronzage : l’objectif est de le sécuriser. Ceci est particulièrement important chez les enfants. Les applications doivent être renouvelées régulièrement, et toujours après avoir été dans l’eau.
• Ne pas s’exposer entre 11 h et 14 h.
• Porter un chapeau et des lunettes de soleil.
• Couvrir au maximum la peau et la tête des bébés.
• D’abord la protection solaire et ensuite le produit antimoustiques.
Boire fréquemment : les enfants et les personnes âgées ressentent moins la soif et s’exposent donc davantage au risque de coup de chaleur et de déshydratation.

Les accidents et la criminalité

• Renseignez-vous (guide local, personnel de l'hôtel, agent de police, Internet, autres voyageurs…) sur les conditions de sécurité qui règnent dans le quartier où vous résiderez ou dans les lieux que vous comptez visiter (avec une attention particulière en cas de déplacement en soirée).
• Ne pas exposer ses bijoux, son passeport, son téléphone mobile… Au moment de payer avec de l’argent liquide, ne pas exhiber de gros billets (glissez quelques petites coupures dans une poche, isolez-vous à l’abri des regards – dans les toilettes… - pour retirer de votre portefeuille le montant de la note de restaurant…)
• Repérer l’issue de secours de l’hôtel (et ne pas se contenter de jeter un coup d’œil distrait sur le plan affiché dans la chambre).
• Ne tentez pas le diable sur la route : même si vous êtes un excellent automobiliste ou un très bon motard, les usages, les habitudes, les repères de conduite sont très différents selon les pays. Et un périple qui paraît a priori amusant ou excitant peut vite tourner au drame. Ne pas porter de casque en faisant du vélo aussi.
• Effectuez vos achats de souvenirs en plusieurs temps, ce qui évitera de porter un trop grand nombre de sacs en une fois.
• Le lieu de baignade peut être traître : faut-il se méfier des courants ? Qui surveille la plage ? Comment procéder pour demander du secours ?

Les morsures d’animaux

La rage est présente dans de nombreuses régions du monde (en particulier en Asie et en Afrique).

• Ne pas entrer en contact avec des animaux, même domestiques. Il faut absolument faire la leçon aux enfants avant le départ, et insister encore et encore lorsqu'on se trouve sur place.
• Une vaccination préventive peut être envisagée en cas de voyage dans des régions rurales ou dans des pays à haut risque, a fortiori si les structures médicales sont insuffisantes.
• Dans les pays où sévit la rage, toute morsure ou tout léchage doit immédiatement faire l’objet d’une prise en charge médicale. Les premiers gestes consistent à laver soigneusement la plaie à l’eau et au savon (ou au détergent) pendant cinq minutes, puis à appliquer un désinfectant.

La sexualité et le sang

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• Contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) : utilisation systématique du préservatif avec un(e) partenaire occasionnel(le). A ce propos, il n’y a pas que les habitants du pays visité qui peuvent être une source d’infection : les autres touristes aussi ! Si possible, ne pas recourir à des préservatifs achetés sur place, singulièrement dans les pays en développement (constituez une réserve avant le départ).
• Attention aux piercings et aux tatouages (les instruments ont-ils été stérilisés ?).
L’alcool conduit à adopter des comportements à risque.
• Une transfusion de sang ou une perfusion expose à un danger. En cas d’urgence absolue, il n’y a évidemment pas le choix, elle se fera sur place ; mais si on peut la retarder le temps de procéder à un transfert vers un centre médical parfaitement sûr, cela est largement préférable.

Les personnes âgées

• Vérifiez vos vaccinations. Demandez conseil à votre médecin en ce qui concerne la grippe et le pneumocoque, tout particulièrement si vous partez en croisière (ou si vous vous rendez dans l’hémisphère sud entre avril et novembre).
• Constituez un stock de vos médicaments usuels et gardez-les dans le bagage à main (jamais dans la valise qui part dans la soute).
• Demandez à votre généraliste de rédiger des prescriptions de réserve, avec le nom du médicament en DCI (dénomination commune internationale), compréhensible partout dans le monde. Ceci vaut également pour tous les patients qui pourraient avoir besoin de se procurer des médicaments sur leur lieu de séjour.
• En cas maladie cardiovasculaire ou respiratoire sévère, un certificat médical autorisant à prendre l’avion peut être nécessaire.

Les femmes enceintes

• Consultez votre gynécologue une semaine avant le départ.
• Ne voyagez pas dans des pays où la malaria est endémique ou dans des régions où les structures médicales sont faiblement développées.
• Soyez particulièrement attentive à l’alimentation et à l’hydratation.

Les vaccins

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Certains (comme la fièvre jaune) sont obligatoires pour se rendre dans une série de pays. Renseignez-vous auprès de l’ambassade ou sur le site de l’Institut de médecine tropicale (www.itg.be). Plusieurs doses peuvent être nécessaires : il faut donc s’y prendre à temps. Ceci étant, une vaccination tardive est préférable à pas de vaccination du tout.
L’hépatite A

Le virus se transmet par l’eau et les aliments contaminés, et provoque une inflammation du foie (avec jaunisse). La maladie se retrouve partout dans le monde et une vaccination systématique est recommandée, surtout en cas de conditions d’hygiène limites. Une dose avant le départ est suffisante pour une protection durant le voyage, sachant qu’une seconde dose devrait idéalement être administrée six à douze mois plus tard.
La fièvre typhoïde

Elle se transmet par l’eau et les aliments contaminés, et peut déclencher une septicémie (infection généralisée). La vaccination est conseillée en cas de séjour dans des pays à faible niveau d’hygiène. Le vaccin assure une protection durant trois ans.
La fièvre jaune

Elle se transmet par la piqûre d’un moustique et peut être mortelle. Le vaccin confère une protection durant dix ans. Il doit être administré au moins dix jours avant le départ. La vaccination est obligatoire pour se rendre dans certains pays, qui exigent à l’entrée de leur territoire la présentation du certificat international de vaccination (carnet jaune). Le vaccin doit être administré dans des centres reconnus par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La méningite à méningocoques

Elle se transmet de proche en proche par voie aérienne. L’infection est bien connue en Afrique subsaharienne (« ceinture de la méningite »), mais des épidémies sont rapportées régulièrement dans d’autres régions du monde. La vaccination est recommandée lors d’un séjour en contact étroit avec la population locale ou d’une durée de plus d’un mois, et dans tous les cas si une épidémie s’est déclarée. Le vaccin (spécifique aux souches qui entrent en considération ici) est administré dix jours avant le départ et protège durant trois ans.
La rage

Nous avons abordé cette question ci-dessus (morsures d’animaux). Le vaccin est indiqué en cas de déplacement dans les zones rurales de pays à haut risque et lorsqu’il n’existe pas de centre médical rapidement accessible. La vaccination repose sur l’administration de trois doses, injectées en quatre semaines.
L’encéphalite japonaise

Le virus attaque le cerveau et est transmis par les moustiques. Les zones à risque se situent en Asie du Sud-est et en Extrême-Orient. Le risque d’infection est le plus élevé durant ou juste après la saison des pluies. Le vaccin est recommandé pour les voyageurs qui séjournent plus d’un mois dans les campagnes, à proximité de fermes et de villages, dans les zones de rizières et d’élevages porcins. Le schéma de vaccination consiste en deux ou trois doses administrées en quatre semaines. La dernière doit impérativement intervenir plus de dix jours avant le départ (en raison de possibles effets secondaires).
L’hépatite B

Elle se transmet par voie sanguine et sexuelle, ainsi que d’autres liquides biologiques. La nécessité d’une vaccination sera évaluée au cas par cas, et elle consiste en trois ou quatre injections (rapprochées ou non).
La diphtérie, le tétanos, la polio

Le tétanos est indispensable pour tous les voyageurs, la polio vers l’Afrique et l’Asie et la diphtérie vers l’Europe de l’Est.
L’encéphalite à tiques

Comme son nom l’indique, la maladie est transmise par les tiques et l’infection est causée par un virus. Elle survient durant les mois d’été dans les régions forestières d’Europe de l’Est, d’Europe centrale et de Scandinavie. La vaccination est indiquée pour les campeurs et les randonneurs, lors de séjours prolongés.

Les moustiques

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On leur accordera une attention spécifique.

Le paludisme (malaria) est causé par un parasite (le plasmodium) transmis par l'Anophèle femelle. La prévention consiste à prendre des médicaments (qui ne peuvent garantir une protection absolue, mais ils diminuent néanmoins fortement le risque de développer la maladie). On mentionnera aussi, dans ce contexte, le virus du chikungunya, véhiculé par le moustique Aedes. Il est donc important de tout mettre en œuvre pour éviter de se faire piquer
Les conseils pour se protéger

• Porter des vêtements amples et clairs, des longues manches et des pantalons, surtout entre le coucher et le lever du soleil. Protéger les pieds (attention aux chevilles, aux orteils…).
• Renouveler périodiquement les applications de produits antimoustiques (à base de DEET, de perméthrine, de deltaméthrine…), sur la peau et sur les vêtements.
• Dans les chambres sans air conditionné, une moustiquaire – imprégnée d’antimoustique - est indispensable pour une protection durant la nuit.
• Emporter des antihistaminiques dans sa pharmacie de voyage (en cas de réaction allergique).

Source: www.saintluc.be
publié le : 22/06/2017 , mis à jour le 20/06/2017

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