Endométriose : des effets très négatifs sur la qualité de vie

Dernière mise à jour: avril 2016 | 11302 visites
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news On estime que l’endométriose concerne quelque 10% des femmes en âge de procréer. Douleur, sexualité, désir d'enfant, vie professionnelle, familiale et sociale... : leur qualité de vie est fortement détériorée par les symptômes et les conséquences de la maladie.

Les problèmes sont nombreux, sur le plan personnel, familial, professionnel, social…, en raison à la fois des symptômes physiques et des répercussions psychologiques de l’endométriose. Rappelons qu’elle se caractérise par la migration de tissus de l’endomètre (la muqueuse qui recouvre la paroi interne de l’utérus) en dehors de la cavité utérine. Une équipe brésilienne a synthétisé les résultats d’une vingtaine d’études réalisées à travers le monde ces cinq dernières années, et visant à évaluer l’impact de l’endométriose sur la qualité de vie. Que faut-il souligner ?

La douleur. La douleur pelvienne s’inscrit comme l’élément clinique (symptôme) le plus important, avec « un lourd tribut » en termes de qualité de vie, explique le Dr Catherine Azoulay (Journal international de médecine). Cette douleur est principalement menstruelle, mais pas seulement. et souvent invalidante, avec un réel retentissement notamment sur le sommeil, la mobilité et l’alimentation. L’intensité de la douleur correspond directement au stade de la maladie, sachant qu’elle peut être influencée par des facteurs psychologiques.

La sexualité. Les patientes rapportent moins de rapports sexuels ou de plus fréquentes interruptions de l’acte en raison de la douleur. La moitié indiquent que cela retentit sur leur qualité de vie.

L’infertilité. Elle est rapportée par 90% des patientes désirant une grossesse. Cette situation est à l’origine d’incertitudes sur la conception ultérieure et peut mener à des ruptures de couple et à des dépressions sévères.

Les activités professionnelles. L’endométriose génère de nombreux arrêts de travail et/ou une forte baisse de la productivité. Elle contribuerait même à l’isolement social.

Le traitement, médical ou chirurgical, permet de soulager les symptômes, avec une amélioration variable mais globalement significative de la qualité de vie, et une meilleure vitalité physique et psychologique. Celle-ci est d’autant plus renforcée que les femmes y associent une bonne hygiène de vie, en termes d’activité physique, de sommeil et d’alimentation.

Source: Reprodução & Climatério (www.journals.elsevier.com/r)
publié le : 17/04/2016 , mis à jour le 16/04/2016
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