Quel traitement contre l'allergie aux acariens ?

Dernière mise à jour: novembre 2018 | 22134 visites
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conseil On ne guérit pas d'une allergie aux acariens. Si les mesures d'hygiène prises dans votre chambre à coucher et dans votre maison restent inefficaces et que vous ou votre enfant souffrez encore toujours d'allergie aux acariens, un traitement médicamenteux pourra être envisagé. Ce dernier pourra vous aider et vous soulager. On recommande la même classe thérapeutique que pour traiter l'allergie au pollen.

Les médicaments prescrits en cas d'allergie aux acariens soulagent les symptômes sans pour autant guérir l'allergie et donc la faire disparaître. Les plaintes reviendront dès l'arrêt du traitement. Quel est le traitement de référence ou quelle sera la combinaison de médicaments recommandée ? Cela dépend de la nature et de la sévérité des symptômes. Un spray nasal aux corticostéroïdes ou un antihistaminique par voie orale sont les traitements de choix.

Les corticostéroïdes

Le spray nasal a souvent la préférence. Il s'agit du médicament le plus efficace pour soulager les symptômes au nez et aux yeux. De plus, il est moins cher que les antihistaminiques. Vu la dose de cortisone très faible, il peut être administré pendant la grossesse et chez les enfants dès l'âge de 4 ans. Mais bien entendu avec un dosage adapté et pas pendant une durée prolongée (risque de retard de croissance).

Parmi les effets indésirables des corticostéroïdes, on relève des irritations nasales, des éternuements en salve immédiatement après l'utilisation du spray et parfois un léger saignement de nez. Les effets secondaires se manifestent surtout en début de traitement et sont souvent passagers.

Le spray n'agit habituellement qu'après 12 - 24 heures.

Les comprimés ne représentent jamais un traitement de première intention vu les effets indésirables potentiels. Ils ne seront administrés que dans des cas exceptionnels et spécifiques, c'est-à-dire en cas de rhino-conjonctivite allergique sévère pour laquelle tous les autres traitements sont inefficaces. Le traitement doit être limité à deux semaines, tous les 3 mois.

Ils ne pourront absolument pas être administrés aux enfants ni aux femmes enceintes.

Les gouttes oculaires sont déconseillées à cause de leurs éventuels effets secondaires. Elles pourront toutefois, dans des circonstances exceptionnelles, être prescrites par un ophtalmologue, et ce pour une durée d'utilisation très courte.

Les antihistaminiques

Le spray nasal semble moins efficace qu'un corticostéroïde nasal mais il bénéficie d'une plus grande rapidité d'action (déjà après quelques minutes). C'est la raison pour laquelle il est recommandé en cas de plaintes aiguës. Il n'a pas d'effet en cas de nez bouché.

L'inconvénient, si on compare ce mode d'administration avec un antihistaminique oral, est qu'il faut renouveler plusieurs fois par jour les pulvérisations et qu'elles peuvent avoir des effets secondaires assez embêtants comme un saignement de nez, des irritations ou des maux de tête.

Ces sprays peuvent être utilisés à partir de l'âge de 6 ans.

Les comprimés les plus récents sont très efficaces en cas d'écoulement nasal ou d'yeux larmoyants, mais les résultats sont peu ou pas probants en cas de nez bouché ou de symptômes asthmatiques. Les corticostéroïdes administrés par voie nasale sont plus efficaces que des antihistaminiques oraux, surtout en ce qui concerne les plaintes nasales, mais comparativement aux corticostéroïdes nasaux, ils agissent plus rapidement (après environ une heure). Ce qui en fait le traitement de choix en cas de symptômes sévères. De plus, certaines personnes préfèrent ingérer un comprimé qu'utiliser quotidiennement un spray nasal.

Les antihistaminiques plus anciens présentent un certain nombre d'effets indésirables (dont, entre autres, de la somnolence particulièrement invalidante) que l'on ne retrouve presque plus avec les antihistaminiques de nouvelle génération. Notez toutefois qu'en combinaison avec de l'alcool, une certaine somnolence n'est pas exclue, même avec des antihistaminiques récents. Les nouveaux antihistaminiques oraux peuvent également être administrés en toute sécurité aux enfants. Ils sont toutefois déconseillés chez la femme enceinte durant le premier trimestre de la grossesse.

• En cas de plaintes oculaires sévères, les gouttes oculaires antihistaminiques représentent un traitement de choix : leur efficacité est rapide (quelques minutes suffisent). De plus, elles présentent peu d'effets secondaires.

Les produits combinés réunissant un antihistaminique et un composé vasoconstricteur sont déconseillés. Leur efficacité n'est pas meilleure que celle obtenue avec un antihistaminique pur alors que le risque d'effets secondaires sévères est plus élevé. Ils ne seront de toute façon jamais administrés chez la femme enceinte. La combinaison d'un antihistaminique avec un antagoniste des récepteurs des leucotriènes n'est pas plus efficace que l'une des deux substances prise isolément.

L' acide cromoglicique

Le spray nasal n'est utilisé que pour prévenir des symptômes liés au rhume des foins. Il ne sera pas administré lorsque les plaintes sont présentes. Efficacité observée après seulement quelques jours. Plusieurs pulvérisations quotidiennes seront requises. Cette substance n'a aucun effet en cas de nez bouché.

Les gouttes pour les yeux peuvent être administrées pour prévenir certaines plaintes oculaires (sur une plus longue période). Une application quotidienne sera requise (au moins 4 fois par jour).

Le bromure d'ipratropium

En spray nasal, il réduit l'écoulement nasal mais n'a aucun effet sur les autres symptômes (nez bouché, éternuements...). Il ne s'agit donc certainement pas d'un traitement de première intention.

Les vasoconstricteurs

Les vasoconstricteurs en gouttes nasales ou en spray nasal (éphédrine, pseudo-éphédrine et xylométazoline) sont déconseillés. Premièrement, ils sont seulement efficaces en cas de nez bouché et deuxièmement, ils peuvent occasionner - après l'arrêt du traitement - ce qu'on appelle une congestion de rebond avec rougeurs nasales, gonflement nasal, nez bouché ou qui coule... De plus, la quantité de gouttes nasales nécessaire augmente constamment et vous risquez de tomber dans un cercle vicieux. Si vous deviez tout de même recourir à ce type de médicament, sachez que la durée maximale d'utilisation est d'environ 5 jours consécutifs.

Les anti-leucotriènes

Les antagonistes des récepteurs des leucotriènes sont parfois administrés comme traitement alternatif avant la prise d'un antihistaminique ou en complément, mais ils sont moins efficaces. A titre préventif, ils peuvent être administrés avant la saison de pic pollinique en prévention de la rhinite allergique (rhume des foins) et pris en combinaison avec un antihistaminique. En Belgique, ce type de médicament n'est pas reconnu dans le traitement des allergies au pollen ou aux acariens.

L'homéopathie

De nombreuses personnes souffrant d'allergie aux acariens suivent un traitement homéopathique et semblent satisfaites. On ne dispose toutefois pas de réelles preuves qui permettraient de savoir si les médicaments homéopathiques sont réellement efficaces dans ce contexte et s'ils sont plus efficaces qu'un placebo.

? Ajoutons, que parmi d'autres méthodes de prévention, il existe des dispositifs de piégeage naturels et cliniquement prouvé destinés à extraire et éliminer les acariens allergisants se trouvant au sein des matelas, des fauteuils et de toutes les pièces matelassées dans lesquelles ils vivent. Ils se composent d’une solution qui attire les acariens dans un textile placé sur le matelas, en reproduisant leur propre mode de communication (phéromones). Les acariens sont ensuite éliminés à la machine à 60 °C.

Voir aussi l'article : Prévention : que pouvez-vous faire contre les acariens ?


publié le : 30/11/2018 , mis à jour le 30/11/2018
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