Maladie de Lyme : et quand le cerveau est atteint ?

Dernière mise à jour: juillet 2017 | 7160 visites
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news La maladie de Lyme peut s’accompagner de complications neurologiques : on parle alors de neuroborréliose. Les symptômes possibles sont très divers et le diagnostic n’est pas simple.

Comme l’explique le Dr Philippe Tellier (Journal international de médecine), « la neuroborréliose peut provoquer une grande diversité de manifestations neurologiques : différents stades et syndromes sont décrits, et les symptômes atypiques peuvent conduire à des retards ou à des erreurs de diagnostic ». Une équipe allemande (Ecole de médecine de Hanovre) a cherché à mieux cerner, chez des patients atteints d’une neuroborréliose, les déficits neurologiques essentiels ayant motivé une hospitalisation. Seuls ont été inclus les patients qui répondaient à un critère formel : la présence de taux significatifs d’anticorps anti-Borrelia burgdorferi (la bactérie responsable de la maladie de Lyme) dans le liquide céphalo-rachidien (LCR : le liquide biologique dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière).

• La paralysie des nerfs crâniens constitue le déficit le plus fréquent à l’origine d’une hospitalisation, devant la radiculite douloureuse (inflammation des racines nerveuses crâniennes ou rachidiennes), l’encéphalite (inflammation de l’encéphale), la myélite (inflammation de la moelle épinière) et la méningite.

Les symptômes les plus rapportés sont le mal de dos, le mal de tête et les signes de la paralysie des nerfs crâniens (dont la paralysie faciale).

Des signes ont été mis en évidence sans conduire dans un premier temps au diagnostic de neuroborréliose, comme des parésies faciales d’installation brutale, qui ont fait penser à un AVC, ou des états de confusion aiguë.

Le Dr Tellier commente : « Chez la majorité des patients, la neuroborréliose se traduit par des déficits neurologiques typiques. Cependant, il existe des formes atypiques, par exemple à type de confusion aiguë. La maladie doit être évoquée devant un large spectre de symptômes et l’analyse du liquide céphalo-rachidien est essentielle pour aboutir avec certitude au diagnostic ».

Source: BMC Infectious Diseases (https://bmcinfectdis.biomed)
publié le : 03/07/2017 , mis à jour le 02/07/2017

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