Maladies chroniques : un vrai risque de suicide

Dernière mise à jour: septembre 2017 | 8160 visites
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news Certaines maladies ou d’autres types de problèmes de santé physique augmentent le risque de suicide, et ceci même en l’absence de trouble mental.

A long terme, les maladies, affections et états chroniques peuvent engendrer un état de mal-être d’une telle ampleur qu’il expose à la tentative de suicide. Une équipe américaine, dont les travaux sont commentés par Le Quotidien du Médecin, constate d’abord que le taux de suicide a fortement augmenté (25%) ces vingt dernières années aux Etats-Unis, alors que plusieurs études associent certains troubles somatiques (physiques) à une élévation du risque de suicide.

Les chercheurs ont consulté une banque de données regroupant au total quelque 270.000 personnes, dont une partie sont décédées par suicide, et ils ont examiné le lien éventuel entre le comportement suicidaire et une série de problèmes de santé chroniques, comme l’asthme, le mal de dos, la lésion cérébrale traumatique (traumatisme crânien), le VIH/sida, le cancer, l’insuffisance cardiaque, le diabète, l’épilepsie, l’hypertension artérielle, la migraine, les troubles du sommeil…

Après ajustement pour un éventail de variables (âge, sexe, santé mentale, drogue…), huit associations significatives persistent : mal de dos chronique, cancer, BPCO, épilepsie, migraine, VIH/sida, troubles du sommeil et lésion cérébrale traumatique. Le risque de suicide est d’autant plus élevé que plusieurs de ces problèmes sont présents simultanément. Il est important de noter que la moitié des personnes qui ont commis un suicide avaient consulté leur médecin dans le mois précédant l’acte.

Les auteurs insistent sur le fait que les patients souffrant de l’un - et a fortiori de plusieurs - de ces problèmes de santé devraient constituer des cibles prioritaires de prévention, et ils pointent en particulier, ajoute Le Quotidien du Médecin, le mal de dos (chronique), les troubles du sommeil, le VIH/sida et la lésion cérébrale traumatique.

Source: American Journal of Preventive Medicine (www.ajpmonline.org)
publié le : 20/09/2017 , mis à jour le 19/09/2017
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