Démence : les 9 clés pour réduire le risque

Dernière mise à jour: octobre 2017 | 7169 visites
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news Un tiers des cas de démence, dont la maladie d’Alzheimer, sont liés à neuf facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir dès le jeune âge, à mi-vie et plus tard dans l’existence.

Un groupe d’experts internationaux a réalisé une méta-analyse des études les plus probantes consacrées à la démence et à ses facteurs de risque associés au mode de vie et à l’état de santé. Les spécialistes ne prétendent évidemment pas que l’intervention sur ces paramètres permettra de prévenir tous les cas, mais ils estiment néanmoins que 35% d’entre eux pourraient être évités. Ils distinguent trois périodes de l’existence et neuf axes d’action.

Enfance. Améliorer l’éducation.

Age moyen. Traiter la perte auditive, maîtriser l’hypertension artérielle et lutter contre l’obésité.

Seniors. Arrêter de fumer, gérer le diabète, soigner la dépression, augmenter l’activité physique et nourrir les liens sociaux.

Il va de soi que ces priorités ne doivent pas être cantonnées à une période de l'existence : ainsi, il faut combattre la sédentarité et le tabagisme le plus tôt possible. Mais à un âge plus avancé, il n'est pas trop tard pour bien faire. « L’intervention sur ces facteurs de risque présente un potentiel que nous n’imaginions pas », indique le coordinateur de cette étude. « Il s’agit d’une approche puissante pour réduire le poids de la démence ».

Les experts se sont également penchés sur les traitements, et en particulier sur les antipsychotiques, habituellement utilisés pour traiter l’agitation et l’agressivité des patients. Ces médicaments posent problème non seulement par leur effet sédatif (« abrutissant »), mais aussi en raison des effets indésirables possibles (infection, accident cardiovasculaire…). L’analyse d’un éventail de travaux montre que les interventions non pharmacologiques - approche psychologique, sociale et environnementale - font mieux que l’administration de médicaments. On pense aux contacts sociaux, aux activités de groupe, à la stimulation cognitive, à l’exercice physique…, avec un net bénéfice en termes d’apaisement de l’agressivité et de l’agitation, mais aussi sur le plan cognitif.

Le combat contre la démence, dont on annonce une flambée de la prévalence dans les années à venir, passe par une action à la fois globale, individuelle et personnalisée, à mettre en œuvre dès à présent, car il y a urgence.

Source: The Lancet (www.thelancet.com)
publié le : 16/10/2017 , mis à jour le 15/10/2017

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