Qui est plus à risque de faire des cauchemars ?

Dernière mise à jour: octobre 2017 | 3030 visites
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news Le cauchemar est une expérience partagée par tous, mais à des degrés très différents. Certains y sont beaucoup plus exposés que d’autres : existe-t-il des facteurs de risque ?

On considère qu’environ une personne sur vingt est sujette à des cauchemars fréquents (au moins une fois par semaine). Les affects négatifs (suite à un événement stressant, notamment) sont classiquement considérés comme un facteur clé du déclenchement des cauchemars, mais cela ne peut pas tout expliquer, loin s’en faut.

Une équipe britannique (université d’Oxford) a interrogé un panel représentatif de la population adulte, afin de mieux cerner les facteurs prédictifs d’une sensibilité aux mauvais rêves. Ils en ont identifié plusieurs, qualifiés de « significatifs » : l’anxiété, la dépersonnalisation (perte de sens et de contrôle de soi-même), les expériences hallucinatoires, la paranoïa et… la durée du sommeil (le fait de dormir plus de 9 heures par nuit augmente la probabilité de faire des cauchemars). Le degré de sévérité des cauchemars est associé à tous ces éléments, sauf la durée du sommeil. La consommation d’alcool et l’(in)activité physique ne semblent pas jouer de rôle.

Cette étude met donc en évidence des facteurs prédictifs - et autant de cibles d’intervention - de la fréquence et de la sévérité des cauchemars, dont les conséquences ne sont certainement pas anodines, puisqu’ils peuvent être à l’origine de troubles du sommeil (pas ou peu réparateur), d’un sentiment de détresse et de problèmes psychiatriques.

Source: Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology (https://link.springer.com/j)
publié le : 12/10/2017 , mis à jour le 11/10/2017

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