E-cigarette pour arrêter de fumer : mais oui !

Dernière mise à jour: octobre 2017 | 4540 visites
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news Le débat divise le corps médical et les autorités : la cigarette électronique aide-t-elle au sevrage tabagique ? La réponse paraît de plus en plus positive.

Les études aboutissent à des résultats contradictoires et certaines pointent notamment le fait qu’une proportion notable des utilisateurs de la e-cigarette continue à fumer du tabac. D’autres travaux ne le contestent pas, mais soulignent que nombre de ces fumeurs consomment (beaucoup) moins de cigarettes, et c’est toujours cela de gagné. Mais qu’en est-il de l’arrêt définitif du tabac ?

Une équipe américaine (université de Californie) a réalisé une enquête sur une très large population (environ 200.000 personnes), représentatives de la population US. Les chercheurs ont évalué l’évolution de la fréquence d’utilisation de l’e-cigarette entre 2010 et 2015, ainsi que celle du taux de sevrage tabagique. L’analyse des réponses fait ressortir deux éléments essentiels, indique le Dr Roseline Péluchon (Journal international de médecine).

• En 2015, les utilisateurs de la cigarette électronique ont plus souvent tenté d’arrêter de fumer que les non-utilisateurs (65% contre 40%), et ces tentatives ont plus souvent été couronnées de succès (8,2% contre 4,8%).

• Le taux d’arrêt du tabac dans la population générale a augmenté de manière significative entre 2010 et 2015, passant de 4,5% à 5,6%, sachant que pendant la même période, la proportion de fumeurs utilisant la e-cigarette est passée de 1,4% à entre 15 et 30% (selon le profil et la fréquence).

Le Dr Péluchon commente : « Les auteurs insistent sur le caractère essentiel de ces données, un tel taux de cessation du tabagisme n’ayant jamais été mis en évidence, à l’échelle de la population, avec les substituts nicotiniques ou la varénicline » (le médicament Champix). « Il s’agit selon eux de la première hausse significative d’arrêt du tabac constatée chez les adultes depuis 15 ans. Ces données devront être prises en compte par les différentes autorités sanitaires lors de la mise en place de nouveaux programmes de lutte contre le tabagisme ».

Source: BMJ (www.bmj.com)
publié le : 14/11/2017
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