Arthrose du genou : les cas explosent, mais pourquoi ?

Dernière mise à jour: novembre 2017 | 14766 visites
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news Les cas d’arthrose du genou (gonarthrose) ont augmenté de manière importante au cours de ces dernières décennies. Comment expliquer ce phénomène ?

L’approche de cette équipe américaine (université de Harvard) a consisté à examiner plus d’un millier de squelettes de personnes âgées de 50 ans et plus, dont le poids était connu au moment de la mort, et qui sont décédées soit pendant la première moitié du 20ème siècle, soit fin 20ème - début 21ème. Les chercheurs ont examiné leurs genoux en s’attardant sur les signes d’éburnation, caractéristiques d’une arthrose avancée. Après un contact prolongé avec la surface osseuse opposée à l’articulation (qui subit une usure progressive), l’os mis à nu s’épaissit, devient dur, dense, avec un processus de polissage.

Le résultat de ces observations indique que 6% des squelettes du début du 20ème siècle présentaient une éburnation des genoux, contre 16% fin 20ème. Au cours de ces 50 dernières années, le nombre de cas a doublé. Les auteurs ont affiné ces données en tenant compte de l’âge, de l’indice de masse corporelle (IMC) et d’autres variables. Ils considèrent que l’allongement de l’espérance de vie et la hausse globale de l’IMC (les deux facteurs généralement avancés pour expliquer l’augmentation des cas de gonarthrose) ne suffisent pas pour comprendre cette hausse spectaculaire au cours du demi-siècle écoulé. Alors ?

Les spécialistes n’avancent pas d’explication définitive, mais ils soupçonnent fortement la sédentarité, autrement dit l’insuffisance d’activité physique (et pas seulement sportive : globalement, les tâches professionnelles et privées sollicitent beaucoup moins les organismes). D’autres facteurs de risque relevant du mode de vie entrent peut-être - ou sans doute - en ligne de compte (ceci requiert des recherches complémentaires), mais il semble bien que la gonarthrose présente les caractéristiques d’une affection accessible à la prévention.

Source: PNAS (www.pnas.org)
publié le : 20/11/2017
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