Sommeil : maman et enfant, mêmes problèmes

Dernière mise à jour: novembre 2017 | 3639 visites
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news Le sommeil d’une mère influence celui de son enfant, alors que cette association n’est pas mise en évidence si c’est le père qui présente un trouble sur ce plan. Une association étonnante, encore difficile à expliquer.

La qualité du sommeil joue un rôle important pour le bien-être de l’enfant (de l’adulte aussi, bien sûr). Des soucis sur ce plan s’accompagnent d’effets physiques (fatigue…) et mentaux (humeur…), ce qui peut notamment porter à conséquence pour la scolarité. Le sommeil de l’enfant doit être considéré dans un contexte familial, avec des influences diverses et multiples (alimentation, activités, relations, environnement...).

Une équipe suisse (université de Bâle) a examiné le lien entre le sommeil des parents et celui d’enfants âgés de 7 à 12 ans. Ceux-ci ont passé un test du sommeil (EEG) à la maison pendant une nuit, alors que les parents ont renseigné leurs éventuelles difficultés de sommeil et ont répondu à un questionnaire sur leur perception de la qualité du sommeil de l’enfant. Que faut-il retenir ?

• Les problèmes d’insomnie de la maman, mais pas ceux du papa, sont associés objectivement (résultats du test par EEG) à une moins bonne qualité du sommeil de l’enfant (durée totale plus courte, temps d’endormissement plus long, réveil précoce, sommeil profond altéré…).

• Les soucis de sommeil des deux parents augmentent la probabilité qu’ils rapportent subjectivement (impression) une moins bonne qualité de sommeil de l’enfant, alors que ceci n’est pas forcément objectivé par le test EEG.

• Les problèmes de sommeil de la mère influencent négativement la perception du père par rapport au sommeil de son enfant.

L’élément majeur porte donc sur l’association entre le sommeil maternel et infantile. Pourquoi ce lien ? Les chercheurs n’avancent pas d’explication formelle, mais ils renvoient à des paramètres comme l’environnement familial, l’organisation en fin de journée, la routine de sommeil…, et peut-être aussi une composante génétique. En tout cas, ils estiment que ce lien mérite d’être approfondi, avec comme perspective une évaluation et une prise en charge plus cohérentes des problèmes de sommeil de l’enfant et de l’adulte.

Source: Sleep Medicine (www.journals.elsevier.com/s)
publié le : 22/11/2017 , mis à jour le 21/11/2017

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