La maladie du corps qui transpire du sang

Dernière mise à jour: janvier 2018 | 3848 visites
VisageSang11.jpg

news Phénomène rarissime, l’hématidrose se caractérise par des écoulements spontanés de sang mélangé à de la sueur. Dernier cas en date : une jeune femme italienne âgée de 21 ans.

Ce cas est rapporté par une équipe de l’université de Florence. La patiente a été admise à l’hôpital en raison de saignements épisodiques survenant au visage et à la paume des mains, sans présence de blessure, de plaie ou d’irritation. Rien donc d'apparent qui puisse expliquer cette très étrange situation. La jeune femme s’était isolée socialement, souffrait de dépression et de crises de panique, et a indiqué que le stress et l’anxiété favorisaient les saignements, sachant que ceux-ci pouvaient survenir à n’importe quel moment (aussi bien pendant le sommeil que lors d’une activité physique).

Un problème aux vaisseaux sanguins ?


Comme l’explique Le Figaro, l'examen de la peau et les analyses de sang n’ont pas montré de problème particulier (comme un trouble de la coagulation). Les spécialistes ont fini par conclure qu’ils se trouvaient face à un cas d’hématidrose, une maladie extrêmement rare qui se manifeste par des écoulements de sang ou d’un liquide rougeâtre à travers la peau. Ils ont instauré un traitement par propranolol (un bêta-bloquant) et les crises ont diminué (sans pour autant disparaître).

L’hématidrose ne présenterait pas de réel danger pour la santé du patient, mais on comprend aisément l’anxiété qu’elle suscite. Les mécanismes de la maladie sont mal compris. Une hypothèse renvoie à l’action du système nerveux sympathique, qui contrôle les activités automatiques de l’organisme, et sur lequel agit d’ailleurs le propranolol. En situation de stress, le système nerveux sympathique provoquerait une forte constriction (resserrement) des vaisseaux sanguins de la peau. Lorsque le stress baisse, les vaisseaux sanguins se dilatent pour reprendre leur forme, mais avec alors un risque de rupture : le sang se déverserait dans les glandes sudoripares, se mélangerait à la sueur et on assisterait à cette transpiration de sang. Cette explication n’est cependant pas vérifiée.

Le Figaro fait référence à un autre cas récent (juin 2016), concernant une jeune fille marocaine âgée de 11 ans qui saignait par la peau et par les yeux. Une revue de la littérature médicale recense 42 articles rapportant des cas similaires entre 1880 et 2017, et 18 cas à travers le monde depuis 2013.

Source: Canadian Medical Association Journal (www.cmaj.ca)
publié le : 03/01/2018 , mis à jour le 02/01/2018

Réagissez

Masquer mes données personnelles :
votre nom et votre adresse e-mail n'apparaçtront pas avec votre réaction
Prévenez-moi en cas de réaction à mon message :
vous serez prévenu lorsque quelqu'un réagira à votre message.
signes restants.
pub
x

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter: