Grossesse, diabète et hypertension : une forte menace pour la mère… et le père

Dernière mise à jour: janvier 2018 | 2352 visites
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news L’hypertension gravidique et le diabète gestationnel augmentent considérablement le risque de souffrir plus tard d’une hypertension artérielle et d’un diabète, et si ceci vaut surtout pour la maman, le papa est aussi concerné.

L’association concernant la femme est connue, mais cette étude canadienne (université McGill) met en évidence son ampleur, surtout lorsque les deux problèmes de santé apparaissent simultanément pendant la grossesse. Et par ailleurs, il y a les conséquences pour le conjoint. Les chercheurs ont analysé des données concernant quelque 64.000 couples québécois, répartis en trois groupes selon les problèmes rencontrés ou non pendant la grossesse.

• ni diabète ni hypertension
• diabète ou hypertension
• diabète et hypertension

Que constate-t-on ?

• Une femme enceinte affectée par un diabète gestationnel s’expose à un risque multiplié par 15 de développer plus tard un diabète de type 2 (DT2), alors que le risque est multiplié par 37 si elle a aussi souffert d’hypertension gravidique.

• Une femme enceinte présentant une hypertension gravidique court un risque doublé de faire de l’hypertension artérielle plus tard, et le risque est multiplié par 6 si elle a développé un diabète gestationnel.

Comme l’explique l’un des auteurs, « ces données doivent inciter les femmes à opérer des changements dans leur mode de vie afin de réduire les risques ». Et ces adaptations doivent se faire en couple, puisqu’il s’avère que ces troubles gestationnels peuvent être considérés comme des signes précurseurs d’un risque plus élevé pour le père de présenter lui aussi un diabète et/ou une hypertension.

Pourquoi ? Parce que vivant sous le même toit, les conjoints partagent souvent des habitudes de vie similaires en termes d’alimentation et d’exercice physique, deux déterminants du diabète et de l’hypertension. « Il faut considérer la femme enceinte, mais aussi prendre en compte le foyer, les habitudes et la routine de vie, qui sont des facteurs susceptibles d’avoir une grande influence sur le bien-être de la famille ».

Source: American Journal of Epidemiology (https://academic.oup.com/aj)
publié le : 21/01/2018 , mis à jour le 20/01/2018

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