Un élixir de longue vie grâce aux Amish ?

Dernière mise à jour: février 2018 | 1859 visites
123m-amish-18-12.jpg

news Une mutation génétique identifiée parmi les Amish est associée à une espérance de vie prolongée de dix ans, avec une protection contre toute une série de maladies.

Dix ans de plus par rapport à ceux qui ne présentent pas cette mutation : c’est l’observation la plus remarquable des recherches réalisées par une équipe américaine (Northwestern University) auprès d’un groupe de Amish traditionnalistes (Old Order Amish). Les porteurs de la mutation (sur le gène appelé SERPINE1) sont aussi en meilleure santé globale, présentent un profil métabolique bien plus favorable, et souffrent moins de diabète et de maladie cardiovasculaire.

Des études en cours chez l'être humain


Selon les chercheurs, cités par Le Quotidien du Médecin, la clé de ce secret de longévité réside dans les télomères des cellules immunitaires, plus longs en moyenne de 10%. Les télomères sont une fraction d’ADN située à l’extrémité des chromosomes, comme des bouchons. Ils raccourcissent lors de chaque division cellulaire, contribuant au vieillissement. Ce phénomène s’accompagne d’un accroissement de certaines protéines. Celle qui intéresse ici est nommée PAI-1, et elle est fortement réduite chez les Amish porteurs de la mutation. On sait aussi que PAI-1 est plus abondante chez les diabétiques et les personnes obèses.

Les spécialistes américains indiquent qu’une molécule expérimentale (nom de code : TM5614) est à l’étude et présente une forte capacité de neutralisation de la protéine PAI-1, avec des résultats « plus que prometteurs » chez l’animal. Des souris traitées avec cette molécule ont été indemnes d’une série de maladies liées à l’âge et leur durée de vie a été quadruplée par rapport aux rongeurs qui n’avaient pas été traités.

Des recherches avancées sur cette molécule se déroulent au Japon, où un essai clinique de phase 1 (sur l'homme) a abouti avec succès, et les autorités nippones ont donné leur accord pour un essai de phase 2. Ceci étant, nous sommes encore (très) loin d’une éventuelle mise sur le marché.

Source: Science Advances (http://advances.sciencemag.)
publié le : 03/02/2018 , mis à jour le 02/02/2018

Réagissez

Masquer mes données personnelles :
votre nom et votre adresse e-mail n'apparaçtront pas avec votre réaction
Prévenez-moi en cas de réaction à mon message :
vous serez prévenu lorsque quelqu'un réagira à votre message.
signes restants.
pub
x

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter: