Les bonnes raisons pour ne pas manger trop vite

Dernière mise à jour: février 2018 | 3720 visites
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news La vitesse à laquelle on avale son repas peut jouer un rôle important face à une série de troubles de santé, et en particulier le syndrome métabolique, facteur de risque de diabète et de maladie cardiovasculaire.

Ce syndrome se caractérise par l’association de plusieurs problèmes, présents en tout ou en partie : excès de cholestérol (et faible taux de bon - HDL - cholestérol), hypertension, surpoids (en particulier une obésité abdominale), glycémie élevée (trop de sucre dans le sang)… Cette situation augmente fortement le risque de développer un diabète de type 2 (DT2), de souffrir d’un trouble cardiovasculaire ou d’être frappé par un accident vasculaire cérébral (AVC).

Une équipe japonaise (université d’Hiroshima) a suivi pendant plusieurs années un groupe d’un millier d’hommes et de femmes, âgés en moyenne de 51 ans, exempts de syndrome métabolique au départ. Les participants ont été répartis en trois groupes selon la vitesse à laquelle ils avaient l’habitude de manger : lentement, normalement, rapidement. Le résultat montre que les mangeurs rapides présentent un risque deux fois plus élevé de développer un syndrome métabolique que les mangeurs normaux, et six fois plus élevé par rapport aux lents. Parallèlement, plus la vitesse d’absorption est rapide, plus la prise de poids est importante.

Comme l’explique le coordinateur de l’étude, « manger plus lentement pourrait constituer un changement de comportement crucial dans la prévention du syndrome métabolique. Quand une personne mange trop rapidement, elle a tendance à se sentir moins rassasiée et à consommer davantage de nourriture. Par ailleurs, manger vite provoque des fluctuations plus importantes du taux de glucose, ce qui peut conduire à une résistance à l’insuline. Enfin, nous pensons que les conclusions de notre étude peuvent s’appliquer aux populations des pays occidentaux ».

Source: American Heart Association (www.heart.org/HEARTORG)
publié le : 16/02/2018 , mis à jour le 15/02/2018
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