Frottis : trop de femmes gênées par l'examen

Dernière mise à jour: mars 2018 | 5614 visites
123-dr-gynaec-oz-10-15.jpg

news Le frottis périodique est un examen extrêmement important pour dépister le cancer du col de l’utérus à un stade précoce. Pourtant, de nombreuses femmes ne s’y soumettent pas : pour quelles raisons ?

Un frottis tous les deux ou trois ans est recommandé à toutes les femmes à partir de l’âge de 25 ans. Une association britannique (Jo’s Cervical Cancer Trust) a réalisé une enquête auprès de quelque 2000 femmes, afin de cerner leurs connaissances et leur perception du frottis cervical. Certains résultats sont assez surprenants, et on peut considérer qu’ils s’appliquent, dans les grandes lignes, à bien d’autres pays.

• Pour une raison ou pour une autre, près de la moitié des femmes évitent cet examen de dépistage ou le retardent. Attention : la périodicité est cruciale.

• Un quart des femmes estiment que le test n’est pas absolument nécessaire si elles ne ressentent pas de symptômes. Attention : aux premiers stades, le cancer ne manifeste aucun symptôme.

• Parmi celles qui ont été vaccinées contre le papillomavirus (HPV), une sur dix pense que cette protection est suffisante contre le risque de cancer du col, et que le dépistage est donc inutile. Attention : si le vaccin offre une réelle protection, elle n’est cependant pas de 100% et le frottis reste indispensable.

• Un tiers de répondantes expliquent ressentir de la gêne : apparence du corps, ou de la vulve plus spécifiquement, odeur corporelle… Pour cette raison, beaucoup d’entre elles font l’impasse sur le dépistage.

• Enfin, 34% de celles qui ne se soumettent pas au frottis préfèrent « ne pas savoir ».

On ajoutera qu’une proportion importante de femmes (37%) pense que le dépistage n’empêche pas le cancer. C’est à la fois vrai et faux. Le dépistage ne prévient pas le développement de la maladie, mais il contribue cependant à la détecter à un stade précoce, ce qui augmente les chances de guérison. Il permet de déceler des lésions pré-cancéreuses, qui peuvent être traitées avant d’évoluer vers une forme cancéreuse. En tout cas, il faut souligner combien il est essentiel de surmonter les réticences et de passer cet examen de manière régulière.

Source: Jo’s Cervical Cancer Trust (www.jostrust.org.uk)
publié le : 03/03/2018 , mis à jour le 02/03/2018

Réagissez

Masquer mes données personnelles :
votre nom et votre adresse e-mail n'apparaçtront pas avec votre réaction
Prévenez-moi en cas de réaction à mon message :
vous serez prévenu lorsque quelqu'un réagira à votre message.
signes restants.
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci