Viol : la menace est surtout dans l'entourage

Dernière mise à jour: mai 2018 | 3014 visites
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news Dans la majorité des cas de viol, l’agression est commise par une personne connue de la femme, évoluant en particulier dans le cercle familial.

Le sondage a été réalisé en France à l’initiative de la Fondation Jean Jaurès, qui a interrogé quelque 2200 femmes représentatives de la population afin d’évaluer « l’ampleur des violences sexuelles et leurs effets sur la santé des victimes ». Le premier résultat indique que 12% des femmes interrogées indiquent avoir subi au moins un viol, défini par la législation française comme « un acte de pénétration sexuelle avec violence, contrainte ou surprise ». Cette proportion est supérieure à ce que d’autres enquêtes avaient mis en évidence.

L’auteur. Durant l’enfance et l’adolescence, il s’agit d’une personne de l’entourage dans la grande majorité des cas, et plus spécifiquement un membre de la famille dans 54% des cas. A l’âge adulte, le coupable est le conjoint dans près de la moitié des cas (49%).

Le lieu. Le viol s’est produit au domicile de la victime dans 42% des cas.

La Fondation Jean Jaurès commente : « Se dessinent ainsi les contours d’un phénomène pesant très lourd : le viol conjugal ou familial ».

Les conséquences. Le traumatisme est d’autant plus important que la victime était jeune. Pour le surmonter, une proportion importante de femmes recourt à des médicaments (antidépresseur, anxiolytique, somnifère…). Pourtant, seule une minorité a consulté un médecin à la suite du viol, et 70% n’ont pas été suivies médicalement. Les répercussions du viol affectent bien des sphères de la vie, dont la sexualité (63% des victimes ressentent des effets très ou assez importants sur ce plan) et la santé mentale (le risque de tentative de suicide est multiplié par quatre parmi ces femmes).

La justice. Les victimes sont relativement peu nombreuses (15%) à porter plainte. La Fondation Jean Jaurès souligne néanmoins « l’amélioration de l’accueil par la police et la justice », et elle insiste sur le rôle essentiel des associations d’entraide, « malheureusement trop méconnues ».

Source: Le Quotidien du Médecin (www.lequotidiendumedecin.fr)
publié le : 04/05/2018 , mis à jour le 04/05/2018
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