Mauvaises dents : la souffrance des poumons

Dernière mise à jour: juin 2018 | 4994 visites
123-tand-tanden-mond-4-25.jpg

news Une mauvaise santé bucco-dentaire, et en particulier parodontale, peut avoir une influence néfaste sur le fonctionnement des poumons, même chez une personne par ailleurs en bonne santé.

La santé parodontale a déjà été mise en relation avec le diabète et la maladie cardiovasculaire. Une équipe danoise (université de Bergen) s’est penchée sur le lien avec la capacité pulmonaire. Comme l’explique le Dr Béatrice Ruiz (Journal international de médecine), il est en effet possible que les bactéries qui colonisent le parodonte (le tissu de soutien de la dent) pénètrent dans les poumons par micro-aspiration depuis la cavité buccale, ou qu’elles se disséminent dans la circulation sanguine avant de rejoindre les poumons, ou encore que l’inflammation buccale favorise en cascade un processus inflammatoire pulmonaire.

Les chercheurs ont réuni un millier de personnes (20 - 44 ans) classées sur une échelle de 0 (bien) à 4 (mauvais) en fonction de leur santé parodontale. D’autres facteurs ont été pris en compte, comme l’indice de masse corporelle (IMC), le tabagisme, les paramètres socio-démographiques, la présence d’un reflux (RGO)… Le résultat montre que les personnes avec un score parodontal de 3 - 4 présentent une fonction pulmonaire « significativement » altérée par rapport à celles du groupe 0.

« Une mauvaise santé parodontale est globalement associée à une diminution significative de la capacité respiratoire », commente le Dr Ruiz, et ceci même chez des personnes jeunes et en assez bonne santé. Elle conclut : « La possibilité de réduire le risque d’apparition de maladies respiratoires par l’amélioration de l’hygiène bucco-dentaire et de la santé parodontale est une nouvelle notion qui devrait être relayée par les acteurs de santé publique ».

Source: PLOS One (http://journals.plos.org/pl)
publié le : 05/06/2018 , mis à jour le 04/06/2018
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci