Somnifères et calmants : quels risques ?

Dernière mise à jour: juin 2018 | 1624 visites
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conseil Avec plus de 1,25 million de doses délivrées chaque jour, la Belgique est championne de l'utilisation des somnifères et des tranquillisants.

Les somnifères et les sédatifs n'offrent pas de solution durable : ils n’agissent que sur les symptômes. En outre, il existe des risques importants associés, tels que des problèmes de dépendance et de concentration.

Les somnifères et les tranquillisants les plus utilisés aujourd'hui sont les benzodiazépines, pas seulement contre les troubles du sommeil, mais aussi pour les problèmes de stress et d'anxiété. Il existe plusieurs types de benzodiazépines, avec une puissance et une durée d'action différentes.

Comment ça se passe ?

Les effets dépendent de la dose, du temps pendant lequel le médicament agit et de la durée d'utilisation.

• Lors de la première prise, le sommeil s'améliore et les sentiments d'anxiété, d'agitation, d'insatisfaction ou de stress diminuent. On dort plus facilement, mais la qualité du sommeil n'est pas celle d’un sommeil normal : il est plus superficiel. Les personnes deviennent un peu somnolentes et indifférentes et la concentration est moins bonne.

• En cas d’utilisation quotidienne de somnifères, les effets diminuent après deux semaines. Il faut alors prendre une dose plus élevée pour le même effet. Prendre un somnifère chaque jour est donc déconseillé. En cas f'utilisation quotidienne de tranquillisants, les effets diminuent après huit semaines.

• En cas d'utilisation à long terme, les avantages se transforment en inconvénients. On peut alors souffrir d'effets secondaires désagréables.

Quels effets secondaires ?

Ces médicaments ont un certain nombre d'effets secondaires importants, à court et à long terme.

A court terme

• Baisse de la concentration et de la vitesse de réaction. La somnolence augmente le risque d’accident, notamment de la circulation. Chez les personnes âgées, des chutes se produisent souvent.

• Dépression et anxiété.

• Risque de surdosage pouvant entraîner une perte de connaissance, un coma ou un arrêt respiratoire.

A long terme

• Maux de tête, pertes de mémoire, fatigue, vision trouble, sensation de somnolence ou de vide, faiblesse et fatigue musculaire, vertiges, baisse de la libido.

• Difficultés à répondre au stress.

• La personnalité d'une personne peut vraiment changer : les sentiments positifs s’engourdissent et la vie semble terne. On est indifférent, on ne s'intéresse à rien. Le traitement des plaintes initiales est plus difficile.

• Des réactions contraires peuvent survenir chez les personnes âgées et chez les enfants : les sédatifs et les tranquillisants peuvent les rendre agités. Ceci s'applique également à ceux qui sont de nature anxieuse ou agressive.

• Les benzodiazépines n’aident pas contre la dépression. Elles peuvent au contraire dissimuler ou provoquer une dépression.

La dépendance

Après six à huit semaines d'utilisation, la dépendance physique et mentale aux benzodiazépines s’installe. Arrêter devient difficile.

• Dépendance physique : le corps s'habitue à une certaine dose de sédatifs ou de tranquillisants. Pour avoir de l’effet, la dose doit être augmentée au fil du temps.

• Dépendance mentale : elle est très importante. Si on prend un somnifère pendant longtemps, on finit par penser qu’on ne peut pas dormir sans en consommer.. Et ceux qui prennent des tranquillisants pendant longtemps pourraient même finir par craindre de sortir de chez eux.

Arrêter après une utilisation à long terme n'est pas facile : souvent, les problèmes qui ont été ignorés par l'action du produit réapparaissent en force. Ceux qui s'arrêtent soudainement après une utilisation à long terme éprouvent des symptômes de sevrage. Réduire graduellement la dose sous la supervision d'un médecin est donc absolument nécessaire.


publié le : 10/06/2018 , mis à jour le 09/06/2018
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