Sclérose en plaques : des signes plusieurs années avant ?

Dernière mise à jour: septembre 2018 | 6140 visites
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news Des symptômes qui annoncent le développement d’une sclérose en plaques peuvent-ils être identifiés plusieurs années avant le diagnostic de la maladie ?

Les médecins parlent de prodrome, c’est-à-dire les signes avant-coureurs d’une maladie. Or, rappelle cette équipe canadienne (University of British Columbia), le prodrome de la sclérose en plaques est « faiblement caractérisé ». Cette maladie auto-immune touche le système nerveux central, en particulier le cerveau et la moelle épinière. Le système immunitaire attaque la myéline, la gaine qui isole les nerfs, ce qui perturbe la conduction de l’influx nerveux depuis le cerveau vers les membres, et inversement.

Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de quelque 15.000 patients souffrant de sclérose en plaques (SEP), qu’ils ont comparés avec ceux de près de 70.000 personnes exemptes de la maladie. L’analyse a porté sur les consultations médicales et les prescriptions de médicaments dans les cinq ans qui ont précédé le diagnostic de SEP.

Que constate-t-on ?

• Les patients SEP sont beaucoup plus susceptibles (dans les cinq ans avant le diagnostic) de consulter pour un trouble nerveux, sensoriel, musculo-squelettique ou génito-urinaire.

• C’est le cas aussi pour un problème d’ordre psychiatrique.

• Ces patients sont plus susceptibles de se voir prescrire un traitement associé à un trouble musculo-squelettique, génito-urinaire ou hormonal.

• En termes de symptômes, on relève une fréquence plus élevée ou beaucoup plus élevée de douleurs chroniques (dont les douleurs musculo-squelettiques), de migraine, de problèmes intestinaux, de troubles du sommeil, de dépression, d’anxiété et de troubles de l’humeur. Les cas de fibromyalgie sont également plus fréquents que parmi les non-patients.

• En ce qui concerne les médicaments, on retrouve une consommation plus importante de produits centrés sur les troubles musculo-squelettiques, nerveux et génito-urinaires, et un usage plus élevé d’antidépresseurs et d’antibiotiques.

Les chercheurs expliquent : « Ces observations suggèrent qu’établir le prodrome de la sclérose en plaques est faisable », ce qui permettrait de poser un diagnostic plus précoce, et d’entamer un traitement plus tôt. Il est important d’ajouter qu’il s’agit de données préliminaires, qui doivent être approfondies et précisées, sachant que cette étude est la plus importante réalisée à ce jour sur cet aspect de la sclérose en plaques.

Source: Multiple Sclerosis Journal (http://journals.sagepub.com)
publié le : 12/09/2018 , mis à jour le 11/09/2018
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