Syndrome post-polio : causes, symptômes, traitement

Dernière mise à jour: novembre 2018 | 444 visites
vr-rugpijn-170_400_02.jpg

conseil Une proportion importante des personnes qui ont souffert de poliomyélite pendant leur enfance présentent des symptômes spécifiques bien des années plus tard : c'est le syndrome post-polio (SPP). Que faut-il savoir ?

Le SPP se manifeste généralement entre 20 et 40 ans après l’infection initiale. Comme les symptômes peuvent être assez vagues (non spécifiques) et que de nombreux médecins connaissent mal cette maladie, le SPP n’est souvent pas reconnu, ou seulement après une longue période et au terme de nombreuses analyses.

Le syndrome est probablement dû au fait que les branches nerveuses formées après la polio et réparant en partie la connexion des fibres musculaires à la moelle épinière perdent progressivement leur fonction. Donc, dans un certain sens, il s'agirait d'un processus de vieillissement accéléré. Selon certaines théories, il pourrait également s'agir d'une résurgence du virus de la polio ou d'une réaction inflammatoire immunologique provoquée par le virus. Cette dernière pourrait expliquer les douleurs musculaires pseudo-grippales et la fatigue généralisée.

Les symptômes

Divers symptômes peuvent survenir. Toutes les personnes atteintes du SPP ne les ressentent pas ou pas dans la même mesure.

• Une fatigue inhabituelle et rapide. Les activités doivent être interrompues beaucoup plus vite qu’auparavant. Certains patients souffrent de faiblesse générale tandis que d'autres présentent une fatigue musculaire accrue et une faiblesse due à l'effort physique. La fatigue peut affecter les capacités mentales, comme la concentration et la mémoire.

• Réduction de la force musculaire, parfois aussi dans les muscles qui fonctionnaient normalement auparavant.

Douleur dans les muscles et / ou les articulations, généralement dans le cou ou dans le bas du dos.

• Les muscles deviennent plus minces : le bracelet doit être plus serré, les vêtements ne sont plus ajustés.

Crampes, surtout après l'exercice.

• Petites secousses (fasciculations) dans les muscles, comme s'il y avait des fourmis sous la peau, souvent au repos après le travail.

Dyspnée (difficulté à respirer), surtout la nuit.

Troubles du sommeil : sommeil agité, rêves nombreux et pesants, maux de tête le matin… Ceci peut indiquer une privation d'oxygène. Un test de la fonction pulmonaire est alors recommandé.

• Risque accru d'infection des voies respiratoires.

• Problèmes d'élocution, de déglutition et de mastication.

• Hyperextension du genou et douleur à l'articulation du genou.

• Hypersensibilité au froid.

Ces symptômes peuvent entraîner de nombreux problèmes fonctionnels et des limitations croissantes dans la vie quotidienne (marcher, monter les escaliers...), avec une perte de mobilité, des problèmes d’habillement, d’accomplissement de certaines tâches, de conduite automobile et ainsi de suite.

Quel traitement ?

Le SPP est une maladie à évolution progressive. On estime que la force musculaire diminue d'environ 1 à 2% par an.

Il n'existe pas de traitement curatif. On ne peut que tenter de remédier le plus possible aux symptômes et de retarder l’évolution.

• Il faut répartir les activités tout au long de la journée, sans surcharge, et prévoir des périodes de repos suffisantes.

• Il est bon de continuer à faire de l'exercice (la natation ou le yoga, notamment), mais sous la supervision d'un physiothérapeute expérimenté, et sans dépasser la limite de fatigue.

• Un poids corporel trop élevé peut aggraver la situation.

• Des appareils orthopédiques spéciaux (genouillère, chaussures, corset...) peuvent apporter une aide réelle.

• La douleur peut, selon les cas, être soulagée par un massage, la chaleur (sauf lorsqu'il y a des signes d'inflammation), le froid...

• En cas de problèmes respiratoires sévères, certaines aides respiratoires, telles que le masque nasal ou oral, peuvent être indiquées pendant la nuit. Des exercices de respiration spécifiques peuvent être enseignés.

• La vaccination contre la grippe et contre le pneumocoque est fortement recommandée en raison du risque accru de complications liées aux infections respiratoires.

• Aucun médicament ne peut améliorer le SPP, mais certains médicaments peuvent aider contre les symptômes, en particulier la douleur (paracétamol).


publié le : 09/11/2018 , mis à jour le 09/11/2018
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci