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Sommes-nous plus malhonnêtes l’après-midi ?

Dernière mise à jour: septembre 2019 | 4766 visites
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news Notre capacité à nous contrôler et à respecter les codes éthiques déclinerait en cours de journée, nous exposant ainsi à adopter des comportements malhonnêtes.

C’est le constat assez surprenant qu’avancent ces psychologues de l’université Harvard (Etats-Unis). Ils ont conduit plusieurs expériences, qui toutes ont abouti à la même conclusion.

Les points. L’une de ces expériences a consisté à demander à des volontaires de s’installer devant un écran d’ordinateur et à visionner différents motifs composés de points. D’autres points, isolés cette fois, apparaissaient à gauche ou à droite des motifs. Ceux qui désignaient correctement le côté où s’affichaient aléatoirement le plus de points recevaient une somme d’argent. Les chercheurs ont piégé les participants, en les incitant à tricher et à recevoir un montant dix fois plus important lorsqu’ils montraient le côté droit (ce n’était pas systématique, mais une mauvaise réponse pouvait malgré tout « passer »). Le résultat montre que les « cobayes » sont beaucoup enclins à tenter le coup – à tricher – l’après-midi que le matin.

Les mots. Un autre test a porté sur le vocabulaire. Sur le principe du jeu du pendu, il s’agissait de reconstituer des mots au départ de quelques lettres. Plusieurs solutions étaient possibles, avec une connotation soit éthique, soit malhonnête. Ici aussi, la morale l’emporte le matin et décline en fin de journée.

Le problème. Une troisième expérience a été réalisée en ligne et consistait à envoyer un message à un partenaire virtuel en confirmant avoir résolu un problème… insoluble. Même topo : l’après-midi, les participants sont beaucoup plus susceptibles de se laisser aller à mentir.

Les auteurs constatent que les personnalités foncièrement malhonnêtes trichent à n’importe quel moment de la journée. La différence entre le matin et l’après-midi concerne celles qui présentent « une plus faible propension au désengagement moral » (a priori plus honnêtes, donc). Le phénomène s’expliquerait par une maîtrise de soi compromise par la fatigue et par le stress qui s'accentuent au fil de la journée.

Au-delà de cette observation expérimentale, les auteurs estiment que ce processus devrait être pris en considération dans les environnements professionnels où l’éthique et l’honnêteté tiennent une place particulièrement importante.

Source: Psychological Science (http://pss.sagepub.com) via Santé Log
publié le : 18/02/2014 , mis à jour le 23/09/2019
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