Culpabilité : se laver les mains, ça aide

Dernière mise à jour: mai 2014 | 4339 visites
handen-wassen-170_400_05.jpg

news Se laver les mains pour évacuer un sentiment de culpabilité : la symbolique repose sur du concret.

C’est ce que tend à démontrer cette expérience réalisée par une équipe franco-américaine (universités de Grenoble et de l’Ohio State). Il a d’abord été demandé aux participants de rédiger un texte sur des comportements passés dont ils n’étaient pas très fiers. Après cela, ils ont été invités soit à se laver les mains, soit à visionner une vidéo montrant une personne occupée à se laver les mains, soit à regarder un film « neutre ».

Propreté physique et propreté morale


Les volontaires devaient ensuite aider un étudiant à remplir des documents administratifs, une tâche ennuyeuse et sans intérêt, sachant que ces séances avaient été structurées afin de mettre en évidence la réaction altruiste associée au sentiment de culpabilité (« je me sens obligé de donner un coup de main »).

Les résultats montrent que l’envie (le besoin) d’aider est bien plus faible chez ceux qui s’étaient lavé les mains, par rapport aux deux autres groupes. Le fait de se laver les mains atténue le sentiment de culpabilité et la réaction altruiste qui lui est liée, ce qui se traduit par une aide beaucoup moins efficace au moment de remplir les documents.

Comme l’explique l’un des coordinateurs de cette étude, « l’hygiène des mains module la culpabilité et, par association, l’envie d’aider. Ceci renvoie à l’universalité des rituels de purification par l’eau, qui lient la propreté physique et la propreté morale ». Des travaux antérieurs avaient montré que le lavage des mains réduisait l’influence des décisions passées au moment d’en poser de nouvelles (un effet « table rase »), alors que ce geste déclenche une attitude plus optimiste, tout en aidant à valider un choix.

Source: Frontiers in Neuroscience (www.frontiersin.org/neurosc)
publié le : 07/05/2014 , mis à jour le 06/05/2014
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci