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La cigarette trompe le cerveau du fumeur

Dernière mise à jour: mai 2014 | 5145 visites
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news Le fonctionnement de certaines régions du cerveau des fumeurs est altéré : la perception du danger lié au tabagisme semble anesthésiée.

Ainsi que l’expliquent ces chercheurs de l’université de Montréal, « nous voulions comprendre pourquoi le fait de connaître les effets négatifs du tabac pour la santé n’empêche pas un fumeur d’allumer une cigarette ». Et essayer aussi de déterminer les raisons pour lesquelles les campagnes de prévention, pourtant très énergiques, ne donnent pas les résultats escomptés.

Les spécialistes ont eu recours à des techniques de neuro-imagerie, afin d’observer les réactions du cerveau de fumeurs alors qu’ils regardaient des images négatives associées au tabac (comme le cancer du poumon), des représentations positives (par exemple un fumeur au casino entouré de jolies femmes), ainsi que des situations négatives sans rapport avec la cigarette.

Que constate-t-on ? En fait, les réactions émotionnelles du fumeur sont altérées. « Il y a un décalage important entre ce qu’il voit et ce qu’il ressent. Le cerveau est davantage motivé par les images qui le confortent dans le choix de fumer que par celles qui devraient l’inciter à arrêter. De plus, les fumeurs sont plus affligés par les images négatives non associées au tabac que par celles illustrant les conséquences négatives du tabagisme ».

Les zones cérébrales qui interviennent ici sont donc celles de la motivation : elles s’activent davantage lorsqu’on présente au fumeur des images de plaisir lié à la cigarette par rapport à son impact négatif. Les questions sont multiples : pour quelle raison le cerveau réagit de cette manière (un effet de la nicotine ?), comment contourner la difficulté, comment déclencher une réaction « saine » afin d’aider les fumeurs à véritablement intégrer les dangers du tabagisme et à les inciter à abandonner la cigarette. Bien sûr, d’autres facteurs entrent en jeu dans cette prise de conscience, mais celui-ci semble tenir une place non négligeable.

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 28/05/2014 , mis à jour le 27/05/2014
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