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Intuition féminine : les doigts en disent long

Dernière mise à jour: août 2014 | 9079 visites
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news Les femmes ont une pensée plus intuitive que les hommes. Paradoxalement, ceci est influencé par une hormone classiquement qualifiée de… masculine.

L’exposition du fœtus à la testostérone, en fait. Et moins elle a été importante, plus le mode de pensée est intuitif. Une équipe espagnole (université de Grenade) a recruté plusieurs centaines d’étudiant(e)s pour démontrer cela.

Lors d’une première expérience, ils ont participé à des tests qui étaient structurés afin de mettre en évidence une approche plutôt intuitive ou plutôt réflexive. D’ailleurs, la formulation des questions contenait un piège, puisqu’elle incitait à répondre intuitivement mais pour trouver la bonne réponse, il était nécessaire de réprimer ce réflexe. Globalement, le résultat montre que les femmes sont pénalisées, en ce sens qu’elles ont eu tendance à donner davantage de réponses intuitives. Il ne s’agit pas d’un jugement de valeur : dans d’autres circonstances, elles auraient peut-être été avantagées, mais pas ici.

La testostérone dans le ventre de maman


La seconde partie de l’expérience a consisté à évaluer le degré d’exposition à la testostérone pendant la grossesse. Il existe pour cela un outil simple : le ratio digital, c’est-à-dire le rapport entre la longueur de l’index et celle de l’annulaire. Plus il est bas (*), plus on considère que l’exposition prénatale à la testostérone a été élevée. Double constat : ce ratio est plus faible chez les hommes (logique), mais il l’est aussi chez les femmes qui avaient été les moins enclines à répondre intuitivement.

Les auteurs concèdent qu’il serait réducteur de limiter l’intuition à ce seul critère, tout en ajoutant que cela confirme l’influence de l’exposition prénatale à la testostérone sur le développement du cerveau et sur certains traits de pensée de l’adulte.

(*) Le ratio digital est également appelé indice de Manning ou indice 2D/4D. En moyenne, quand on observe la main droite posée à plat, le rapport entre l'index (2D, pour « deuxième doigt » ) et l'annulaire (4D) est de 1 pour les femmes (même longueur) et 0,96 pour les hommes (l'annulaire est plus grand que l'index). La prépondérance de l'index sur l'annulaire (2D/4D > 1) existe chez près de la moitié des femmes (46%) mais seulement 15% des hommes. La prépondérance de l'annulaire sur l'index (2D/4D < 1) ne concerne que 12% des femmes.

Source: Psychoneuroendocrinology (www.journals.elsevier.com/p)
publié le : 19/08/2014 , mis à jour le 18/08/2014
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