Votre chat est-il stressé ?

Dernière mise à jour: janvier 2015 | 8453 visites
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news Comme l’être humain, le chat connaît des moments de stress. Cela ne pose pas de gros problème s’il s’agit d’une phase aiguë. Mais si le stress devient chronique, il peut avoir de sérieuses conséquences.

En fonction de son caractère, le chat manifestera son stress de manière différente. En fait, c’est surtout le changement de comportement qui constitue le signal d’alerte.

A quels signes faut-il être attentif ?

La nervosité, l’agressivité (contre l’homme ou d’autres animaux), la surexcitation. Ou au contraire : le repli sur lui-même, le chat se cache, il adopte une attitude d’évitement, il ne joue plus.
La modification de l’appétit (anorexie ou boulimie).
Le léchage excessif (au point que des lésions apparaissent sur la peau), l’automutilation.
Le marquage urinaire intempestif, la défécation n’importe où dans la maison.
Une frénésie de griffage.
Des miaulements beaucoup plus fréquents.

Comme chez l’être humain, le stress chronique peut avoir des conséquences sur la santé. L’une des plus caractéristiques chez le chat est le développement ou l’aggravation d’une cystite interstitielle (inflammation de la vessie sans cause infectieuse).

Pourquoi ce stress ?

Les causes possibles sont nombreuses. Le fond du problème réside dans la perturbation de l’environnement familier du chat. Il déteste que l’on interfère dans sa routine. On peut prendre de multiples exemples : déménagement, modification de l’emplacement des meubles, remplacement d’un canapé ou d’un tapis, déplacement de la litière ou de la gamelle, arrivée d’un autre animal (sans doute le plus difficile à gérer !), changement de marque de nourriture, absence prolongée d’un membre de la famille, naissance d’un bébé, nouveaux voisins…

On le sait, le chat est un animal profondément indépendant (et solitaire, ce qui n’exclut évidemment le contact) et extrêmement attaché à son territoire. Ceci signifie que quand il en ressent le besoin, il faut qu’il ait accès, sans être dérangé, à un espace qu’il a bien délimité, et où il se sent à l’aise. Tout ce qui vient contrarier cette nécessité peut compromettre son bien-être et devenir une source (majeure) de stress.

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Comment réagir ?

Logiquement, dans un premier temps, en essayant d’identifier la cause du stress. L’intervention du vétérinaire est nécessaire à la fois pour exclure une origine physique (le comportement inhabituel du chat peut être lié à une maladie) et pour conseiller sur la meilleure manière de gérer la situation.

A partir de là, il est crucial de faire preuve de patience, et surtout de ne pas contraindre le chat. Passer plus de temps avec lui, l’inciter à jouer, oui, mais sans chercher à le caresser à tout prix ou à le maintenir sur ses genoux. En cas de cohabitation entre plusieurs chats, il faut veiller à ce que chacun d’entre eux puisse disposer d’un endroit « privatif » pour manger, boire, dormir, s’isoler et faire ses besoins (la litière doit être propre en permanence !).

Le griffoir peut être utile pour le défoulement, tout comme l’installation d’un arbre à chat, qui lui servira de zone de repos et d’observation (le chat se sent beaucoup plus à l’aise – et donc moins stressé - en hauteur). L’alimentation est un autre élément à prendre en considération : le chat aime manger par petites rations, étalées tout au long de la journée. Un distributeur de croquettes peut l’apaiser, puisqu’il comprendra qu’il peut se nourrir quand il le souhaite et qu’il n’a pas à craindre de manquer (ce qui arrive quand on lui donne par exemple deux rations par jour, que le chat avale très vite, et il redemande tout aussi rapidement).

Enfin, s’énerver ne sert à rien, bien au contraire : si vous êtes stressé, votre chat le sera d’autant plus.


publié le : 13/01/2015 , mis à jour le 12/01/2015
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