Maladie de Parkinson : à quels signes faut-il faire attention ?

Dernière mise à jour: avril 2016 | 25649 visites
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news Quand une personne relativement âgée commence à trembler ou à se déplacer un peu plus lentement, on pense assez rapidement aux symptômes de la maladie de Parkinson. Mais les tremblements peuvent avoir beaucoup d’autres causes.

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative fréquente. En Belgique, environ 50.000 personnes sont atteintes. La maladie débute généralement vers 55 - 65 ans, même si elle peut apparaître à un âge plus jeune. Elle est beaucoup plus fréquente chez les femmes que chez les hommes.

Plus de 8 patients parkinsoniens sur 10 sont confrontés à des tremblements (certains ne tremblent jamais). Au début de la maladie, les tremblements sont sans doute l’un des symptômes les plus visibles. Les tremblements présentent les caractéristiques suivantes.

• Ils sont (généralement) unilatéraux : ils affectent un seul côté du corps.
• Souvent, la main ou les doigts sont touchés, mais parfois aussi le pied du même côté.
• Les tremblements surviennent surtout quand la main est au repos et par exemple posée sur une table ou un genou. Dès que la main est en mouvement, les tremblement diminuent (ce qui n’est pas le cas des tremblements essentiels).

Les autres symptômes moteurs (mouvements) possibles.

Muscles raides (hypertonie) qui rend difficile l’entrée en mouvement. L’un des signes les plus précoces de la maladie de Parkinson est souvent la capacité limitée à bouger un bras sur le côté en marchant. La raideur peut aussi survenir dans les jambes, le visage, le cou et d’autres parties du corps. Elle peut par exemple rendre plus difficile le fait de se retourner quand on est couché, empêcher de tourner la tête en position allongée, courber le tronc lors de la marche...

Lenteur des mouvements (akinésie)

- Mouvements plus lents et plus rares.
- Difficultés à marcher, avec des petits pas et moins de mouvements des bras.
- Difficulté à commencer un mouvement, par exemple à sortir du lit ou à se lever d’une chaise, parfois « marche sur place » avant de démarrer ou rester en position « gelée », impression d’être dans un film au ralenti.
- Difficultés dans les mouvements de rotation.
- Parfois impossibilité de s’arrêter quand on a commencé par exemple à passer par une porte ouverte ou à contourner un obstacle.

Problèmes d’équilibre et de coordination

- La démarche est plus traînante et la longueur des pas est irrégulière.
- Difficultés lors de mouvements complexes nécessitant une coordination entre les différents membres, comme essuyer ses pieds ou enfiler une veste.
- Risque accru de chutes.

Écriture plus petite et plus hésitante.

Difficultés dans la motricité fine (par exemple mouvements des doigts comme faire ses lacets).

Disparition des expressions du visage (« masque facial »).

Possibles symptômes non moteurs

• Odorat diminué : c’est parfois le premier signe de la maladie, avant même les troubles de mouvements.
• Perte des intonations de la voix, le malade « parle dans sa barbe ».
• Troubles du sommeil.
• Augmentation de la salivation et bave, d’abord seulement la nuit.
• Difficultés à parler et à avaler.
• Tristesse, jusqu’à la dépression.
• Troubles de la mémoire et/ou de la concentration.
• À un stade ultérieur, des troubles du système nerveux autonome apparaissent. Ils peuvent se manifester par un contrôle amoindri de la vessie, des érections, par de la constipation, par une dérégulation de la pression artérielle (chute de la pression artérielle en position debout, ce qui provoque des vertiges).

• La démence survient jusqu’à 6 fois plus souvent chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson que chez celles qui ne l’ont pas.

Quand consulter un médecin ?

Quand les symptômes font penser à la maladie de Parkinson, il est nécessaire de consulter sans tarder un médecin. Plus vite la maladie est détectée, mieux on pourra y faire face. Certains symptômes analogues à ceux de la maladie de Parkinson peuvent également être causés par d’autres maladies ou par des médicaments ou des substances toxiques. Des recherches supplémentaires, la réaction aux traitements, leur évolution, etc., contribuent à affiner le diagnostic.


publié le : 26/04/2016 , mis à jour le 25/04/2016
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