Douleurs neuropathiques : les espoirs du Botox

Dernière mise à jour: juillet 2016 | 8700 visites
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news La toxine botulique pourrait présenter un réel intérêt pour soulager les patients souffrant de douleurs neuropathiques.

Rappelons d’abord que la toxine botulique, sécrétée par la bactérie Clostridium botulinum, est considérée comme l'un des poisons les plus puissants connus à ce jour. Pourtant, depuis les années 50, on lui a découvert un éventail d’applications médicales (et pas seulement en chirurgie esthétique, loin s’en faut !). Une équipe française (université de Versailles) a approfondi son intérêt face à la douleur neuropathique.

Ces douleurs sont redoutables et associées, lorsqu’on parle de douleur neuropathique périphérique, à la lésion d’un nerf (en raison d’une maladie, d’un traumatisme, d’une intervention chirurgicale…). Toutes les parties du corps peuvent être concernées, soit localement, soit de manière plus étendue. Le traitement est complexe. L’approche des chercheurs français a donc consisté en l’injection de toxine botulique (une séance par trimestre). Comme l’explique Le Point, « après six mois de suivi, l’évaluation de la douleur est passée en moyenne de 6,5 à 4,6 - sur une échelle de 0 à 10 – dans le groupe Botox, contre 6,4 à 5,8 dans le groupe qui a reçu un placebo (substance inactive). Pour ceux qui souffrent, la différence est importante… ». Les patients ayant bien répondu à la première séance d’injection étaient plus soulagés après la seconde.

« Ce travail permet non seulement de confirmer l’efficacité de la toxine botulique, mais aussi de mieux cerner le profil des patients pouvant en bénéficier. Il faut que le territoire douloureux soit peu étendu, qu’ils aient une bonne sensibilité à la chaleur dans la zone concernée et une douleur provoquée par un contact ou un simple effleurement ». Les auteurs soulignent cependant : « Ce traitement ne pourra être proposé qu’en cas d’échec des thérapies conventionnelles, car les injections doivent être réalisées à l’hôpital et sont souvent douloureuses ». Mais l’espoir est là.

Source: Le Point (www.lepoint.fr)
publié le : 06/07/2016 , mis à jour le 06/07/2016
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