Mangez-vous trop de sel ?

Dernière mise à jour: août 2016 | 6641 visites
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news Nos apports en sel sont trop élevés, mais dans quelle mesure et quelle est la limite « idéale » qu’il conviendrait de ne pas dépasser ?

Le sel, et plus précisément le sodium, est un élément essentiel au bon fonctionnement de l’organisme. Il intervient dans un éventail de processus clés : régulation de la pression sanguine, activité des muscles, des reins et du cœur, influx nerveux, répartition de l’eau dans le corps… Mais au-delà d’un certain seuil, il devient néfaste, avec notamment un risque de hausse chronique de la pression artérielle, et en conséquence un renforcement de la menace de maladie cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Comme le rappelle Le Figaro, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fixé à 5 g/jour la quantité de sel à ne pas dépasser, ce qui équivaut à une grosse cuillerée à café. Or, dans bien des pays, la consommation se situe largement au-dessus. Le fait est que certains sont très sensibles à l’excès de sel, alors que l’effet chez d’autres est relativement modeste. Bien évidemment, le diabète, l’hypertension artérielle ou une maladie cardiaque fragilisent l’organisme. Comme l’explique au Figaro le Pr François Delahaye, vice-président de la Fédération française de cardiologie, « à défaut de décréter un seuil au-delà duquel il y a un danger et en deçà duquel il n’y en a pas, il faut surtout se dire que plus on augmente la dose, plus on augmente le risque. Et savoir que nos stricts besoins physiologiques se situent autour de 2 g/jour », soit quatre à cinq fois moins que ce que nous consommons habituellement.

Il faut ajouter que 70 à 80% du sel alimentaire est invisible, ou plutôt caché, en ce sens qu’il ne vient pas de la salière mais est contenu dans les aliments eux-mêmes : pain, charcuterie, plats préparés, biscuits, gâteaux…. « Il faut apprendre à lire les étiquettes pour savoir où, et en quelle quantité, se trouve le sel », poursuit le Pr Delahaye. « De cette manière, on pourra adapter sa consommation. Et au besoin, il ne faut pas hésiter à consulter un diététicien qui saura déterminer si vous mangez trop salé ou pas ».

Source: Le Figaro (www.lefigaro.fr)
publié le : 16/08/2016 , mis à jour le 15/08/2016
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