Risque cardiovasculaire : que disent vos rides du front ?

Dernière mise à jour: février 2019 | 8387 visites
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news Le nombre et la profondeur des rides du front constituent-ils un indice important du risque cardiovasculaire ? En tout cas, un lien a été établi.

Certaines particularités du visage ont déjà été associées au risque cardiovasculaire, comme le xanthelasma, ce petit dépôt de couleur jaune sur la paupière, près de l’angle intérieur de l’œil. Une équipe française (CHU de Toulouse) s’est penchée sur les rides horizontales du front. Elle a suivi pendant une vingtaine d’années quelque 3000 adultes (entre 30 et 60 ans à l’entame), en établissant au départ un « score de rides » : de 0 (pas de rides) à 3 (rides profondes).

Le résultat montre que par rapport à un score de 0, un score de 1 est associé à un risque légèrement plus élevé d’événement cardiovasculaire, alors que ce risque augmente progressivement avec un score de 2, puis de 3 (risque très élevé). Et ceci est constaté après avoir pris en compte des facteurs de risque cardiovasculaire comme le tabac, l’hypertension, le diabète ou l’excès de cholestérol.

Les chercheurs en déduisent que « les rides du front pourraient être considérées comme un marqueur de l’athérosclérose », c’est-à-dire l’obstruction progressive des artères, un processus généralisé qui affecte ici les vaisseaux sanguins du front, très sensibles à ce phénomène, sans doute en raison de leur petit calibre (les troubles érectiles constituent un autre indicateur, en tant que signe d’un problème d’irrigation sanguine).

Les spécialistes ajoutent : « C’est la première fois qu’un lien est établi entre le risque cardiovasculaire et les rides du front, et cette observation doit être confirmée par de futures études. Néanmoins, dans la pratique quotidienne, cet indicateur peut d’ores et déjà être pris en considération par les médecins. Cela ne coûte rien et il n’y a pas de risque ». L’idée consistant alors à explorer plus en profondeur l’état de santé cardiovasculaire du patient.

Source: European Society of Cardiology (www.escardio.org)
publié le : 04/02/2019 , mis à jour le 03/02/2019
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