Quel lien entre le diabète et le mal de dos ?

Dernière mise à jour: avril 2019 | 9244 visites
123m-rug-rugpijn-pijn-1-4.jpg

news Le diabète est associé à un risque plus élevé de douleurs chroniques. Qu’en est-il du mal de dos, qu’il s’agisse de la lombalgie (bas du dos) ou de la cervicalgie (cou) ?

On sait qu’à un moment donné de l’existence, environ la moitié de la population souffre de douleurs lombaires ou cervicales. Des études précédentes ont suggéré que les diabétiques sont plus susceptibles de présenter des douleurs chroniques, affectant notamment l’épaule, le genou ou la colonne vertébrale. Une équipe australienne (université de Sidney) a cherché à quantifier cette augmentation du risque. Pour cela, elle a procédé au croisement des résultats d’une dizaine d’études de grande envergure, regroupant au total plusieurs centaines de milliers de personnes.

Le résultat de la méta-analyse montre que la probabilité qu’un patient diabétique souffre de douleurs au bas du dos (lombalgie) est 20 à 52% plus élevée que pour une personne non diabétique, alors que la hausse du risque se situe entre 5 et 47% pour les douleurs au cou (cervicalgie). Ces larges fourchettes s’expliquent par les différences méthodologiques entre les différentes études. En tout cas, il existe manifestement une association entre le diabète et le mal de dos.

Quels sont les mécanismes qui entrent en jeu ? Une analyse plus approfondie semble indiquer qu’en lui-même, le diabète ne déclenche pas les douleurs dorsales (pas de lien direct de cause à effet), mais qu’un « terrain commun » pourrait intervenir dans le développement des deux problèmes de santé, et on pense en particulier au surpoids et à la sédentarité (manque d’exercice physique). Les personnes diabétiques doivent agir sur ces deux plans à la fois pour mieux contrôler leur diabète et pour limiter le risque de souffrir, en plus, de douleurs dorsales.

Source: PLoS One (https://journals.plos.org/p)
publié le : 23/04/2019 , mis à jour le 22/04/2019
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci