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Arthrose du genou : la prothèse souvent posée trop tard

Dernière mise à jour: avril 2020 | 5630 visites
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news Dans les cas sévères d’arthrose du genou (gonarthrose), la pose d’une prothèse peut être nécessaire. Cette opération doit intervenir dans une fenêtre de temps aussi précise que possible, mais c’est rarement le cas.

Cette étude a été réalisée aux Etats-Unis, qui disposent d’un système de santé spécifique, très différent de celui qu’on rencontre notamment en Europe. Ceci étant, ces données devraient donner à réfléchir. Les chercheurs (université Northwestern) ont examiné les dossiers médicaux de quelque 8000 patients souffrant de gonarthrose, et pour la plupart candidats sérieux à la pose d’une prothèse à un moment ou à un autre. Ils ont été suivis pendant huit ans.

Que constate-t-on ?

8% des patients ont bénéficié de la pose d’une prothèse dans une fenêtre de temps considérée comme optimale, c’est-à-dire endéans les deux ans après le moment où la prothèse est devenue utile.

83% des patients ont subi cette intervention trop tardivement (plus de deux ans après le moment où la prothèse était utile), en ajoutant que près de la moitié d’entre eux présentaient des symptômes sévères.

9% des patients ont été opérés trop tôt (pose pas encore nécessaire).

Les chercheurs expliquent : « Procéder trop tôt à la pose d’une prothèse de genou n’apporte quasiment aucun bénéfice, alors que cela expose le patient aux risques inhérents à une intervention chirurgicale majeure. Attendre trop longtemps peut causer des limitations physiques, avec le risque d’autres problèmes de santé ». Il est donc important que les médecins comme les patients soient très attentifs à cette fenêtre optimale, afin que l’intervention donne les meilleurs résultats possibles.

Voir aussi l'article : Prothèse de genou : quels risques d’infection ?

Source: The Journal of Bone and Joint Surgery (https://journals.lww.com/jb)
publié le : 28/04/2020 , mis à jour le 27/04/2020
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