ad

Une heure de jeu vidéo = 59 calories… en plus

Dernière mise à jour: janvier 2013 | 9882 visites
vid-spel-spelen-170_400_08.jpg

news Des chercheurs canadiens ont voulu déterminer, de manière très concrète, l’influence sur la balance calorique du temps consacré aux jeux vidéo.

De précédentes enquêtes ont mis en évidence un lien manifeste entre la prise de poids (surtout chez les adolescents) et les – longues – heures dédiées aux consoles de jeux.

Une équipe attachée à la faculté de médecine de l’université Laval (Québec) s’est attachée à évaluer l’impact direct des séances de jeux vidéo sur la balance calorique. Pour cela, les chercheurs ont réuni une vingtaine d’adolescents (âgés de 15 à 19 ans), auxquels il a été demandé soit de jouer à un jeu vidéo (de football, en l’occurrence) durant une heure, soit de se reposer durant le même laps de temps. Chaque participant a été intégré, à tour de rôle et de manière aléatoire, dans l’un et l’autre groupe. A la fin des séances, ils ont été invités à consommer un repas « à volonté », en leur demandant toutefois d’arrêter de manger lorsqu’ils commençaient à ressentir une sensation de satiété. La dépense énergétique a été calculée tout au long de l’expérience, et appuyée par des prises de sang et une mesure de la tension artérielle.
Le résultat de cette expérience est publié dans la revue « American Journal of Clinical Nutrition ». Il apparaît qu’une heure de jeu vidéo augmente la dépense énergétique de 21 kcals. Toutefois, l’exercice conduit à manger davantage lors du repas qui suit : + 80 kcal.

Autrement dit, la balance calorique est défavorable, avec un apport de 59 kcals supplémentaires par rapport à une phase de repos. Il s’avère que l’indice glycémique s’accroît aussi, tout comme les marqueurs de stress. « L’extrapolation de ces constatations explique aisément une prise de poids de deux à trois kilos par an chez les habitués de ces jeux », explique le Dr Boris Hansel, dans le Journal international de médecine (JIM). « Et cette extrapolation ne tient pas compte des autres conséquences négatives de ces jeux, comme la sédentarité et les troubles du sommeil, dont le retentissement à long terme pourrait encore accentuer les effets constatés dans cette étude ».


publié le : 14/09/2011 , mis à jour le 25/01/2013
ad
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci