Cancer de l'ovaire : les risques et les symptômes

Dernière mise à jour: juillet 2017 | 2520 visites
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conseil On parle beaucoup moins du cancer de l’ovaire que du cancer du sein, alors qu’il est, après le cancer de l’endomètre, le deuxième cancer gynécologique le plus fréquent. Quels sont les facteurs de risque et les symptômes ?

Le cancer de l’ovaire touche généralement les femmes de plus de 55 ans, mais il peut survenir à un âge plus jeune. L'un des gros problèmes qu'il est souvent détecté tardivement, quand il y a déjà des métastases dans les ganglions lymphatiques et le péritoine. Le cancer de l’ovaire est la cinquième cause de décès par cancer chez les femmes, après ceux du sein, du côlon, du poumon et de l’utérus.

Les facteurs de risque

On en sait peu sur les causes du cancer de l’ovaire. Les statistiques ont montré que ce cancer est plus fréquent chez les femmes qui ont peu ou pas d’enfants. Il existe des preuves selon lesquelles les grossesses multiples et l’utilisation de la pilule contraceptive réduisent le risque de cancer de l’ovaire.

L'âge. L’âge moyen auquel le cancer est diagnostiqué est de 56 ans, mais il peut survenir plus tôt, surtout s’il intègre une composante héréditaire.

Les antécédents familiaux. Il peut arriver que dans une même famille, plusieurs femmes développent le cancer de l’ovaire. Si au moins deux femmes dans la famille proche en sont atteintes, le risque est accru. C’est par exemple le cas si le cancer touche :

- la mère et la tante
- la mère et la grand-mère
- la mère et la soeur

La prédisposition génétique. Dans 5 à 10% des cas, il s’agit d’une forme génétique. Le cancer de l’ovaire est souvent combiné à d’autres formes de cancer, comme le cancer du sein ou le cancer du côlon. Il y a 50% de risque de transmettre cette prédisposition génétique à son enfant.

Si plusieurs femmes d’une même famille, au premier degré, sont atteintes du cancer de l’ovaire, une recherche familiale est utile pour déterminer si l’origine est génétique. Cette recherche se fait en collaboration avec un gynécologue dans un centre génétique. L'analyse peut prendre plusieurs mois et est souvent liée à une recherche sur le cancer du sein. Les femmes atteintes du syndrome de Lynch ont un risque accru de cancer de l’ovaire.

Les symptômes

Les femmes atteintes du cancer de l’ovaire ne ressentent rien de particulier dans un premier temps. Lorsque la maladie se développe, les symptômes suivants peuvent apparaître :

• un gonflement du ventre (c’est le signe le plus courant)
• des douleurs abdominales
• des ballonnements
• des modifications du fonctionnement intestinal (constipation…)
• un besoin d’uriner plus souvent
• des saignements vaginaux anormaux ou se produisant après la ménopause
• une diminution de l’appétit
• une perte de poids inexpliquée
• une fatigue inexpliquée

Ces symptômes peuvent aussi indiquer une autre maladie. S’ils persistent trois ou quatre semaines, il est nécessaire de consulter un médecin. Un gonflement rapide du ventre après la ménopause nécessite une consultation immédiate.

Lors de l'examen gynécologique périodique (idéalement chaque année), le gynécologue vérifie la taille des ovaires et s’il n’y a pas de sensations anormales. Le frottis sert à détecter des (pré-)lésions associées à d’autres types de cancer, surtout celui du col de l’utérus.


publié le : 23/07/2017 , mis à jour le 22/07/2017
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