Machos et sexistes : la santé mentale en prend un coup

Dernière mise à jour: novembre 2018 | 1999 visites
123-p-werk-pesten-170-11.jpg

news Les hommes à la personnalité machiste ou sexiste s’exposent davantage que les autres à des troubles de la santé mentale.

Dans quelle mesure la recherche de la conformité aux normes de la masculinité influence-t-elle la santé mentale ? De nombreuses études ont abordé le sujet, de manière directe ou indirecte, et cette équipe américaine (université de l’Indiana) a croisé les résultats des travaux les plus significatifs, regroupant au total quelque 20.000 participants. Une dizaine de « critères de masculinité » (stéréotypes) ont été dégagés, comme l’ambition, l’autonomie, la domination, le contrôle (en particulier sur les femmes), la prise de risque, la séduction ou la réussite professionnelle.
Que constate-t-on ?

• Dans l’ensemble, la conformité aux normes masculines est associée de manière défavorable, mais dans des proportions modestes, à la santé mentale (dépression, anxiété…).

• En cas de problème mental, les hommes qui adhèrent le plus aux normes masculines sont aussi ceux qui recherchent le moins une aide psychologique.

• La conformité aux normes masculines machistes ou sexistes - domination de la femme, attitude « playboy »… - est associée de manière « robuste » à une santé mentale clairement défavorable.

Les chercheurs estiment qu’il est nécessaire de distinguer les dimensions spécifiques de la conformité aux normes masculines, étant donné qu’elles n’ont pas la même influence sur la santé mentale. Et aussi de s’interroger sur la possible émergence d’un cercle vicieux : si le machisme affecte la santé mentale, cette altération peut à son tour renforcer le machisme, et ainsi de suite ; ou si on prend le problème dans l’autre sens, une santé mentale fragile établit-elle un terrain favorable aux tendances sexistes ?

Source: Journal of Counseling Psychology (www.apa.org/pubs/journals/c)
publié le : 22/11/2018 , mis à jour le 23/11/2018
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci