Causes, symptômes... : 10 questions sur le paludisme (malaria)

Dernière mise à jour: juin 2018 | 666 visites
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conseil Le paludisme (ou malaria) est une maladie infectieuse grave. Le tableau clinique (symptômes) est caractérisé par des accès de fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. La prévention contre les piqûres de moustiques (vecteurs de la maladie) joue un rôle clé.

Lorsqu'elle se déclare, la maladie ressemble à une grippe. Si un traitement adéquat n’est pas entamé à temps, la mort peut survenir rapidement. Le paludisme est la première cause de décès par maladie infectieuse parmi les voyageurs qui se rendent dans les pays tropicaux.

Certaines personnes sont plus exposées au risque de complications sévères : les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes de plus de 60 ans et les patients dont le système immunitaire est affaibli.

1° - Où risque-t-on contracter le paludisme ?

Le paludisme n'est présent que dans certains pays tropicaux et un certain nombre de régions subtropicales.

2° - Peut-on se faire vacciner ?

Non, il n'existe pas vaccin contre le paludisme. Des vaccins expérimentaux sont en phase d'essai, mais il est beaucoup trop tôt pour qu'ils puissent être administrés aux voyageurs.

3° - Comment la maladie se transmet-elle ?

Le paludisme est transmis par la piqûre des moustiques Anopheles femelles, qui recherchent un repas sanguin pour nourrir leurs oeufs. Il existe plus de 400 espèces différentes de moustique Anopheles, dont une trentaine sont des vecteurs très importants du paludisme. Toutes les espèces vecteurs du paludisme piquent entre le crépuscule et l’aube. L’intensité de la transmission dépend de facteurs liés au parasite, au vecteur, à l’hôte humain et à l’environnement.

La transmission est plus intense aux endroits où les espèces de moustiques ont une durée de vie relativement longue (ce qui permet au parasite d’achever son cycle de développement à l’intérieur du moustique) et piquent plutôt les êtres humains que les animaux. La longue durée de vie et la forte préférence pour l’homme des espèces africaines de moustiques vecteurs expliquent que près de 90% des cas de paludisme surviennent en Afrique.

4° - Quelles mesures contre les moustiques ?

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques réduisent le risque de paludisme de 80 à 90%.

• Le soir, portez des vêtements de couleur claire qui couvrent autant que possible les bras et les jambes.

• Appliquez un produit répulsif (insectifuge) sur les parties non couvertes du corps.

- DEET
- citriodiol (huile d'eucalyptus)
- icaridine (ou picaridine)
- IR3535

Les autres produits ne sont pas recommandés.

• Si les conditions l'exigent, dormez sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide (perméthrine ou deltaméthrine), accrochée au-dessus du lit et les bords placés sous le matelas.

• La climatisation réduit le comportement agressif des moustiques mais elle ne les empêche pas de piquer.

5° - Quand faut-il prendre des médicaments préventifs ?

L’utilité des antipaludéens (toujours en combinaison avec des mesures anti-moustiques) dépend de la destination et, dans certaines régions, des modalités d'hébergement. Au sein d'un même pays, le mode de prévention du paludisme peut varier en fonction de l'endroit, de la saison, de la durée du séjour et des conditions de vie.

• Pour un voyage dans un pays à haut risque, les antipaludéens sont toujours recommandés.

• Dans les régions où le risque de paludisme est modéré ou faible, les antipaludéens ne sont pas forcément nécessaires : le risque doit être mis en balance avec les effets secondaires possibles du médicament.

6° - Quels sont les symptômes du paludisme ?

Le temps d'incubation (délai entre la piqûre de moustique et les premiers symptômes) est en moyenne de 1 à 4 semaines (rarement quelques mois).

La maladie est caractérisée par des accès de fièvre, mais elle peut démarrer de manière plus discrète.

• Une attaque de paludisme est assez similaire à la grippe. Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, l'épuisement, les maux de tête et les douleurs musculaires.

La fièvre n'est pas toujours élevée, ni forcément accompagnée de frissons. Elle peut être constante ou intermittente.

• De la diarrhée, des vomissements et de la toux peuvent survenir, ainsi que des difficultés respiratoires (dyspnée).

• Une attaque de paludisme peut parfois être fatale en quelques jours si un traitement correct n'est pas entamé à temps.

7° - Quand consulter un médecin?

L'élévation de la température (à partir de 38 °C sous l'aisselle) pendant plus de 24 heures, pendant le séjour dans une région à risque et jusqu'à trois mois après le retour, doit faire penser au paludisme, même en l'absence d'autres symptômes.

Au moindre doute, un test de détection du paludisme doit être effectué le plus rapidement possible par le médecin ou à l'hôpital. Il s'agit d'une analyse de sang, avec des résultats en quelques heures.

8° - Puis-je utiliser un auto-test ?

Les auto-tests, notamment vendus sur Internet, sont d'une qualité très variable, assez difficiles à utiliser correctement et leur interprétation n'est pas simple. Ils ne sont pas recommandés.

9° - Et les médicaments d'urgence ?

Si un antipaludéen n'a pas été pris en prévention, un médicament d'urgence peut être envisagé en cas de suspicion d'infection. C'est le cas lors d'un voyage de longue durée dans une zone à haut risque, si aucune assistance médicale n'est possible dans les 24 h.

En Belgique, un diagnostic rapide est toujours possible et un traitement d'urgence de sa propre initiative n'est absolument pas recommandé.

10° - Que faire après le retour ?

En cas de symptômes suspects jusqu'à trois mois après le retour (fièvre, syndrome grippal...), consultez immédiatement un médecin. Une analyse de sang permettra d'établir le diagnostic, et le cas échéant d'entamer un traitement adéquat. S'il est traité à temps, le paludisme peut être parfaitement guéri.


publié le : 26/06/2018 , mis à jour le 25/06/2018
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