Stress au boulot, risque de démence

Dernière mise à jour: décembre 2012 | 5000 visites
werk-stress-mach-170_400_08.jpg

news Le stress professionnel interviendrait comme facteur de risque de développement d’une démence sénile.

Faible autonomie, fortes exigences et peu de soutien : cette triade, constitutive du mal-être au boulot, a fait l’objet de nombreuses explorations. En l’occurrence, des chercheurs suédois ont voulu déterminer si une association pouvait être établie avec le risque de développer une démence sénile, en particulier Alzheimer et démence vasculaire.

Leur étude a intégré quelque 10.000 participants, âgés de 65 ans et plus, avec la particularité qu’il s’agissait de jumeaux. Un éventail de données ont été croisées, portant – évidemment – sur le diagnostic de démence, sur l’évaluation du stress durant le parcours professionnel (emploi du temps, charges, contrôle…), ou encore sur l’environnement social. Age, sexe et niveau d’études ont été pris en compte comme co-variables.

Exigence élevée et faible niveau de contrôle

Il apparaît que le stress professionnel « pourrait jouer un rôle dans le développement des démences », explique le Dr Anne Bourdieu (JIM). « Le manque de soutien, de la part des collègues et des supérieurs, serait ici le principal mécanisme. Le double aspect de ces relations constitue un élément important dans une perspective de prévention ».

Double aspect, dans le sens où les relations de travail peuvent être protectrices si elles sont de qualité, ou au contraire s’inscrire comme un facteur de risque de démence lorsqu’elles sont dégradée. Le niveau d’exigence, en tant que tel, n’est pas apparu comme un facteur de risque.

Néanmoins, poursuit le Dr Bourdieu, « la combinaison d’une exigence élevée et d’un faible niveau de contrôle, source d’une forte tension professionnelle, a été associée aux démences vasculaires ». En résumé : « Modifier l’environnement de travail, le lien social, donner un sens à l’activité, pourraient contribuer à promouvoir la santé cognitive ».

Cette étude présente certaines limites, liées notamment à la méconnaissance des facteurs de stress non professionnel.

Les résultats sont publiés dans le « Journal of the American Geriatrics Society ».


publié le : 10/05/2012 , mis à jour le 04/12/2012
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci