Dormir plus pour grossir moins

Dernière mise à jour: décembre 2012 | 4026 visites
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news Rallonger le temps de sommeil des petits dormeurs permettrait de limiter la prise de poids.

« Plusieurs études ont montré une association entre sommeil de courte durée et prise de poids », explique le Dr Rodi Courie (JIM). « En effet, le manque de sommeil semble altérer la sécrétion d’hormones majeures impliquées dans la régulation de la prise alimentaire, comme la ghréline, la leptine ou encore le cortisol ».

Question : dormir plus longtemps permet-il de réduire le risque de prise de poids ?

Une équipe canadienne s’est plongée dans les résultats d’une étude de large envergure, conduite au Québec, pour en extraire des données susceptibles d’apporter des éléments de réponse. Une quarantaine d’adultes, identifiés comme « petits dormeurs » (six heures - ou moins - de sommeil par nuit), ont été retenus et divisés en deux groupes : ceux qui ont maintenu ce temps de sommeil, et ceux qui l’ont prolongé vers une durée « théoriquement » optimale (entre sept et huit heures). Un troisième groupe – dormeurs « normaux » - a servi d’élément de comparaison. L’IMC (indice de masse corporelle) et la masse grasse ont été mesurés à l’entame et à la fin du suivi (six ans).

Les « petits dormeurs » affichaient » au début un IMC moyen de 27,7, contre 25,5 pour les autres. Résultat, à la fin de l’étude : les participants du « groupe contrôle » et ceux qui avaient rallongé la durée de leur sommeil avaient pris, en moyenne, un point d’IMC et un kilo de masse grasse ; contre deux points et 3,5 kilos pour ceux qui n’avaient rien modifié à leurs habitudes.
Le Dr Courie commente : « Selon les auteurs, cette étude démontre pour la première fois que l’allongement du temps de sommeil vers une durée optimale de sept à huit heures freinerait la prise de poids et de masse graisse. Ils estiment que cette observation justifie l’inclusion du temps de sommeil comme facteur de risque de surpoids », et comme possible intervention en cas de surcharge pondérale. Le Dr Courie rappelle cependant que les études concernant l’obésité et l’apnée obstructive du sommeil ont montré que « si l’appareillage nocturne améliore significativement la qualité et la durée du sommeil, il ne favorise pas pour autant la perte de poids ». D’autres éléments interviennent-ils dans le constat posé par les chercheurs canadiens ? Possible, mais ils restent à établir.

Un article sur le sujet est publié dans la revue « International Journal of Obesity ».


publié le : 30/12/2012 , mis à jour le 29/12/2012
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