Un nouveau traitement contre la peur

Dernière mise à jour: décembre 2012 | 14048 visites
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news Des chercheurs suédois ont réussi à manipuler les processus de mémorisation pour effacer des souvenirs de peur.

Il s’agit d’une première chez l’être humain, indique Futura Sciences. Des travaux antérieurs avaient abouti à des résultats similaires, mais sur des rongeurs et en recourant à des médicaments. Ici, une équipe de l’université Uppsala a procédé en agissant sur les phénomènes de stockage et de reconsolidation qui sous-tendent la mémorisation.

Des volontaires ont été soumis à une expérience en trois temps.

Jour 1. Une image neutre est diffusée : les participants reçoivent simultanément une décharge électrique, destinée à créer un sentiment de peur lié à cette image.

Le lendemain. La même image est affichée, mais sans décharge électrique cette fois. Deux groupes ont alors été constitués.

Le premier a été confronté, dans les dix minutes qui ont suivi, à la diffusion de cette fameuse image à de très nombreuses reprises (séance d'extinction de la peur).
Le second a eu droit au même traitement, mais six heures plus tard, laissant ainsi le temps au cerveau d’organiser le processus de reconsolidation de la mémoire.

Durant ces séances, tous les participants ont subi des examens visant à mesurer leur réaction de peur (par le biais de capteurs placés sur la peau). Il s’avère que les membres du premier panel ne ressentaient plus aucun stress face à la photo ; ce qui n’était pas le cas dans le second groupe, qui manifestait encore une certaine anxiété.

A une autre occasion, les volontaires ont à nouveau été réunis. Toujours confrontés à la même image, leur activité cérébrale a été observée par imagerie médicale. Il s’agissait en particulier de scruter l’amygdale, située dans le lobe temporal, et associée à la peur et à l’anxiété. Résultat : activité faible chez ceux qui avaient bénéficié de la séance d’extinction de la peur (premier groupe) et relativement nette et organisée lorsqu’il y avait eu reconsolidation (second groupe).
L’intérêt de ces recherches, publiées dans la revue « Science », c’est qu’elles dégagent des voies prometteuses pour une meilleure prise en charge de troubles comme les phobies, les crises d’angoisse ou le syndrome de stress post-traumatique.


publié le : 08/12/2012 , mis à jour le 08/12/2012
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