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Somnambules : ce n'est pas le trou noir

Dernière mise à jour: avril 2013 | 2925 visites
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news Une équipe canadienne met à mal certaines idées reçues concernant le somnambulisme, en particulier l’amnésie et le comportement irrationnel.

Ces travaux conduits à l’université de Montréal ont été cités par Le Quotidien du Médecin. Trois enseignements majeurs sont mis en évidence.

L’amnésie des somnambules n’est pas toujours totale. « Si les adolescents sont physiologiquement plus prompts à l’oubli complet, une grande proportion d’adultes se souviennent de ce qu’ils ont fait pendant leurs épisodes de somnambulisme, certains se rappelant même de ce qu’ils ont pensé et des émotions qu’ils ont ressenties ».
Le comportement n’est pas qu’irrationnel. « Beaucoup de somnambules peuvent expliquer les raisons de leurs actions. Une fois éveillés, ils sont les premiers à dire que cela n’a ni queue ni tête. Pourtant, pendant l’épisode, leurs actes relevaient d’une certains logique ». Les auteurs rapportent ainsi l’anecdote d’un somnambule qui avait attrapé son chien pour le mettre sous la douche, en étant persuadé que l’animal était en train de brûler.
• Le somnambulisme engendre des répercussions sur la vie diurne. Environ 45% des somnambules souffrent de somnolence durant la journée. Si les jeunes surmontent plus facilement la fatigue, leurs performances restent néanmoins moins bonnes lors des tests de vigilance. Ceci est lié au fait que le sommeil profond est moins réparateur.

La composante génétique n’est pas remise en question (il existe un antécédent familial dans plus de 80% des cas), sachant que certains facteurs (comme le stress) jouent un rôle dans le déclenchement de ces troubles.

[Source : Lancet Neurology]


publié le : 29/04/2013 , mis à jour le 28/04/2013
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