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Stress au travail : que nous dit le singe ?

Dernière mise à jour: mai 2013 | 3408 visites
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news Les cadres intermédiaires sont les plus exposés au stress professionnel. Chez le singe, la prise en tenaille est aussi une réalité.

Ce rapprochement entre les interactions sociales chez le macaque de Barbarie et chez l’homme montre que nous partageons bien des similitudes. Des chercheurs des universités de Manchester et de Liverpool ont passé des centaines d’heures à observer le comportement de ces animaux, accueillis dans un parc naturel anglais. Les situations les plus diverses étaient scrutées – poursuites, coups de griffe, soumission, toilettage, embrassades, cris, grimaces… -, tout en examinant les fluctuations des niveaux d’hormones de stress.

Le constat le plus significatif montre que ce sont les singes situés au milieu de la hiérarchie sociale qui affichent les taux de stress les plus importants ; ce qui s’explique par le fait qu’ils sont à la fois impliqués dans les conflits « du dessous » et dans ceux « du dessus ». Ils sont également les plus susceptibles de se faire repousser - brutalement - par les singes dominants ou de subir les foudres - plus insidieuses - des primates situés plus bas dans le groupe. Enfin, si le stress grimpe en flèche après une situation d’agressivité, les comportements d’apaisement ne compensent pas. En d’autres termes, l’anxiété est constante, alors qu'elle est plus fluctuante parmi les autres membres de la communauté.

L’un des auteurs commente : « Il est possible d’appliquer ces résultats à d’autres espèces sociales, y compris aux hiérarchies humaines et en milieu professionnel, en particulier en ce qui concerne les cadres intermédiaires », confrontés à la fois à leur direction et à leurs équipes.

Source: General and Comparative Endocrinology (www.journals.elsevier.com/g) via Santé Log
publié le : 03/06/2013
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