Alimentation : ces petites manies qui font toute la différence

Dernière mise à jour: août 2015 | 7128 visites
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news Lorsqu’on boit ou que l’on mange, les rituels font partie du plaisir, renforcent le goût de ce que l’on avale.

Plantons le décor. « Parfois, tout commence dans la tête d’un scientifique confronté personnellement à une situation qui l’intrigue », explique Futura Sciences. « C’est le cas de cette recherche dirigée par Kathleen Vohs, de l’université du Minnesota. Alors qu’elle prenait un café dans un bar, elle s’est rendu compte qu’elle avait toujours le même tic. D’abord, elle secoue le sachet de sucre, l’ouvre et en met la moitié dans sa tasse. Après avoir goûté et trouvé le café trop peu sucré, elle verse l’autre moitié. Question : pourquoi ne pas vider tout le sachet dès le départ ? » Réponse : parce que le fait de procéder de cette manière, par étapes, contribue à son plaisir et du coup renforce la saveur de son café.

On pourrait prendre bien d’autres exemples, à l’instar de l’agencement de la nourriture sur une assiette (les légumes toujours du même côté, la sauce à tel endroit…). Si on procédait d’une autre manière, ce ne serait plus tout à fait la même chose… Pour creuser le sujet, Kathleen Vohs a supervisé une série d’expériences, qui ont confirmé la réalité « objective » de ce processus, qui doit reposer sur des critères précis.

L'important, c'est le timing


Ainsi, ce n’est pas le simple fait d’effectuer une succession de gestes qui est important, mais c’est l’ordre dans lequel ils sont posés qui compte vraiment. Par ailleurs, il faut les exécuter soi-même : lorsque quelqu’un d’autre s’en charge, le plaisir n’est pas du tout le même. Ajoutons que plus on s’implique (verser très précisément la première moitié du sachet de sucre, pour reprendre le cas évoqué ci-dessus), plus c’est agréable. Le délai d’attente constitue également un élément non négligeable : les aliments paraissent meilleurs lorsqu’ils se font raisonnablement désirer (on peut extrapoler cela au service dans un restaurant : un plat qui arrive trop vite, ça ne va pas, idem quand ça traîne trop…).

De fait, lorsque ces comportements deviennent excessifs, obsessionnels, on passe du plaisir à la contrainte – voire à la souffrance - psychologique. Les observations dégagées ici pourraient d’ailleurs contribuer à dégager des pistes de prise en charge des troubles obsessionnels compulsifs (Toc).

Source: Psychological Science (http://pss.sagepub.com)
publié le : 15/10/2013 , mis à jour le 06/08/2015
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