Hyperactivité : le risque du tabagisme passif

Dernière mise à jour: décembre 2013 | 4181 visites
passief-roken-kind-2-170_400_01.jpg

news Les jeunes enfants exposés au tabagisme passif courent un risque bien plus élevé de présenter un trouble du déficit de l’attention (TDA/H).

Les recherches médicales ont bien établi le lien entre le tabagisme pendant la grossesse et les problèmes de comportement de l’enfant. Cette équipe de l’université de Montréal (Ecole de psychoéducation) a souhaité mieux cerner cette association en cas de tabagisme passif durant la petite enfance. Pour cela, les spécialistes ont croisé les données des études réalisées ces vingt dernières années sur le trouble du déficit de l’attention (avec ou sans hyperactivité) et l’influence des facteurs environnementaux.

Le constat est sans appel : le tabagisme passif auquel sont exposés les jeunes enfants est au moins aussi nocif, dans ce contexte, que le tabagisme de la femme enceinte. Le métabolisme des tout-petits explique leur sensibilité particulière à la toxicité des composants de la fumée de cigarette, alors que leur cerveau est en plein développement durant les premières années de vie.

La nicotine interférerait avec certaines régions cérébrales durant cette période critique. On pense notamment au cortex orbitofrontal, impliqué dans la régulation de l’impulsivité et l’interprétation des stimulations sensorielles. Le tabagisme passif conduirait à des perturbations dans la communication entre les neurones, avec des distorsions en ce qui concerne à la fois l’interprétation de son environnement (au sens large) et la réaction comportementale qui lui est liée.

Sachant qu’une importante proportion de parents fumeurs allume des cigarettes à la maison ou en voiture, il serait bon qu’ils s’abstiennent.

Source: Neuroscience & Behavioral Reviews (www.journals.elsevier.com/n)
publié le : 25/12/2013 , mis à jour le 24/12/2013
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci