Excès de poids : les femmes sont plus en danger

Dernière mise à jour: mai 2015 | 9551 visites
voete-weegschaal-gewwicht-170_400_10.jpg

news Le surpoids et l’obésité affectent particulièrement la santé des femmes, et ceci sur plusieurs plans.

Dans le cadre d’un programme de formation à destination des professionnels de la santé, plusieurs sociétés scientifiques françaises ont procédé à un état des lieux des risques spécifiques de l’excès de poids chez la femme. Cité par Le Quotidien du Médecin, le Pr Yves Juillière, président de la Société française de cardiologie, rappelle ainsi que les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès chez les femmes et qu’à partir d’un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30, le risque de mortalité et de morbidité cardiovasculaire (hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, maladie coronaire…) augmente parallèlement à l’IMC.

Cancer, contraception, grossesse...


En ce qui concerne le cancer, 5,4% de ceux qui affectent les femmes sont liés au surpoids, contre 2% chez les hommes. La sédentarité et le surpoids sont des facteurs de risque souvent méconnus de cancer (sein, endomètre…), en particulier post-ménopausiques. On observe aussi un impact sur la fécondité,sur les délais et les complications de la grossesse et sur le taux de réussite de la procréation médicalement assistée.

A propos de la contraception, indique le Pr Christian Jamin (Société française de gynécologie), les risques de thrombose veineuse liés aux oestro-progestatifs sont accrus chez les femmes en surpoids. « Nombreuses sont celles qui se tournent alors vers des modes de contraception non médicale. Du coup, le risque de grossesse non désirée est quatre fois plus élevé chez les femmes en excès de poids ».

La surveillance alimentaire est recommandée comme principal mode d’intervention : viser 5 à 15% de perte de poids sur un an est un bon objectif, sachant que les régimes trop restrictifs sont déconseillés. La chirurgie pour maigrir (chirurgie bariatrique) ne sera proposée qu’en cas d’IMC supérieur à 40, ou à 35 s’il existe une comorbidité. L’activité physique est également importante, et surtout pour la stabilisation du poids.


publié le : 02/05/2015 , mis à jour le 01/05/2015
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci