Burn out : l'impact du trajet maison – travail

Dernière mise à jour: août 2015 | 16051 visites
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news Les déplacements quotidiens pour se rendre du domicile au lieu de travail peuvent représenter une source importante de stress. Voiture, train, métro… : tous n’ont pas le même impact.

L’étude a été réalisée au Québec, mais on peut considérer que ses enseignements s’appliquent ailleurs, en tout cas dans les grandes lignes. Comme l’explique cette équipe de l’université de Montréal, « la durée des trajets entre la maison et le travail, la distance parcourue, le moyen de transport utilisé et la congestion routière sont des facteurs de stress qui peuvent nuire à l’efficacité au travail et même conduire à l’épuisement professionnel ».

L'enquête a porté sur environ 2.000 travailleurs âgés de 17 à 69 ans, résidant et/ou travaillant dans des zones urbaines, semi-urbaines et rurales.

La voiture. Sans surprise, les trajets vers et dans les centres urbains sont les plus stressants, par rapport aux zones moins congestionnées. L’un des éléments très intéressants porte sur les passagers : en fait, ils ont tendance à ressentir encore plus d’anxiété que les conducteurs dans la mesure où leur sentiment de contrôle est plus faible, ce qui cause davantage de stress.

Les transports en commun. L’un des gros soucis concerne les navetteurs obligés d’effectuer des changements (de train, de bus…), surtout ceux qui se déplacent au sein ou au départ d’une zone rurale ou semi-urbaine. Moins bien desservies, cela accroît le risque de délais imprévisibles, incontrôlables, avec un stress qui se répercute ensuite sur le travail. Par comparaison, dans les grands centres urbains, les usagers du bus ou du métro expriment un plus fort sentiment de contrôle sur leurs déplacements, compte tenu d’un choix plus large et d’horaires plus favorables.

A pied ou à vélo. Ils sont plus anxiogènes dans les petites régions urbaines, toujours à cause d’un moindre sentiment de contrôle. Les cyclistes et les piétons des grands centres urbains ont accès à plus d’installations sécurisées (passages pour piétons, pistes cyclables…) : la situation n’est certainement pas idéale, mais elle paraît meilleure que dans les petites zones urbaines. Quant aux zones rurales, les déplacements à pied ou à vélo se déroulent dans des conditions plus calmes, avec un meilleur contrôle, et dès lors moins de stress.

La durée du trajet joue également un rôle important, bien entendu, encore que fortement modulé par les éléments qui précèdent. Les psychologues qui ont réalisé cette étude estiment que les employeurs auraient tout intérêt à établir des pratiques de gestion flexibles tenant compte des modes de déplacement des travailleurs. « Leur efficacité serait encore accrue et leur santé psychologique mieux préservée », concluent-ils.

Source: Université de Montréal (www.umontreal.ca)
publié le : 12/08/2015 , mis à jour le 11/08/2015
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