Comment le cerveau est captivé par un film

Dernière mise à jour: octobre 2015 | 3531 visites
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news Lorsque la séquence d’un film capte toute notre attention, en particulier quand le suspense est à son comble, l’activité du cerveau montre des changements très nets.

Les participants à cette expérience ont été installés face à un écran pour assister à la diffusion d’une dizaine d’extraits de films (de La mort aux trousses à Alien). Le contour de l’écran était tapissé de cellules lumineuses, qui émettaient des sortes de flashs noirs et blancs dans un mouvement de rotation. L’intention de ces chercheurs du Georgia Institute of Technology consistait à déterminer dans quelle mesure, lors d’une séquence à suspense, l’attention du spectateur se concentre exclusivement sur l’écran, « plonge » dans le film, et fait l’impasse sur les stimulations périphériques (les flashs). Pour le savoir, les réactions cérébrales ont été observées en temps réel par résonance magnétique (IRMf).

Et que constate-t-on ? Lorsque le film suit « gentiment » son cours, le cerveau balaie à la fois l’écran et son environnement : la perception est centrale (l’écran) et périphérique (les flashs). Mais au fur et à mesure que le suspense monte, le traitement des informations périphériques s’estompe : les régions du cerveau impliquées dans les processus visuels centraux prennent complètement le dessus, en association avec les zones de l’attention et de l’analyse visuelle dynamique. C’est à ce moment-là que l’on « plonge » entièrement dans le film, que la concentration et l’implication émotionnelle sont à leur maximum. Après ce pic de tension (suspense), l’activité cérébrale s’équilibre à nouveau, devient plus diffuse, pour le dire comme cela.

Ainsi que l’indique l’un des chercheurs, « il s’agit de la démonstration cérébrale d’une impression connue de tous les spectateurs : ceci explique pourquoi à un moment donné, la salle de cinéma ou le salon disparaissent et nous sommes portés vers l’écran, transportés dans le film, immergés dans l’histoire ».

Source: The Journal of Neuroscience (www.jneurosci.org)
publié le : 14/10/2015 , mis à jour le 13/10/2015
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