Comment l’exercice physique répare le cerveau

Dernière mise à jour: février 2016 | 11577 visites
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news On sait que l’activité physique « muscle » le cerveau et contribue à sa bonne santé. L’exercice régulier, même modéré, aide aussi à régénérer des zones défaillantes.

Comme l’explique cette équipe américaine (université du Maryland), « l’atrophie corticale est un biomarqueur de la maladie d’Alzheimer, et est associée à des symptômes cliniques ». Atrophie corticale, c’est-à-dire un rétrécissement du cortex, la couche de matière grise qui recouvre les hémisphères cérébraux. Il a été bien démontré que ce phénomène caractérise l’évolution de la maladie d’Alzheimer (notamment) et qu’il s’accompagne de troubles cognitifs (mémoire, raisonnement, attention…).

Une protection contre le déclin des capacités


Cette étude a consisté à déterminer le bénéfice de l’exercice sur l’épaisseur du cortex de deux groupes de participants, jusque-là physiquement inactifs : des seniors sans problèmes de santé particuliers et d'autres présentant une déficience cognitive légère (dégradation des fonctions cognitives, mais sans incidence importante sur l’autonomie). Le programme a consisté à les faire marcher sur un tapis roulant, à intensité modérée, quatre fois une demi-heure par semaine pendant trois mois. Deux paramètres ont été évalués avant et après : la capacité cardiorespiratoire (consommation d’oxygène) et l’épaisseur corticale (déterminée par résonance magnétique).

Que constate-t-on ? D’abord, que la capacité cardiorespiratoire s’est améliorée dans chaque groupe. Ensuite, que cette meilleure condition physique est corrélée à des changements positifs de l’épaisseur du cortex : ceci est vrai dans les deux groupes, mais particulièrement chez les personnes avec une déficience cognitive légère. Les chercheurs commentent : « La pratique régulière d’une activité physique peut constituer une intervention particulièrement bénéfique pour contrecarrer le processus d’atrophie corticale, et fournir une protection contre le déclin cognitif chez des personnes en bonne santé ou présentant une déficience cognitive légère ». Des études de plus large ampleur sont nécessaires pour confirmer ces résultats spécifiques. Ceci étant, ils s’ajoutent à bien d’autres démonstrations de l’importance d’une activité physique régulière, tant pour le corps que pour l’esprit.

Source: Journal of the International Neuropsychological Society (http://journals.cambridge.o)
publié le : 03/02/2016 , mis à jour le 02/02/2016
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