Pour protéger son cerveau, il faut rester positif !

Dernière mise à jour: février 2016 | 6015 visites
123-p-m-vingers-geluk-170-4.jpg

news Envisager le vieillissement avec pessimisme nuit au cerveau, et pourrait même contribuer à l’apparition de signes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Il a déjà été démontré que les stéréotypes négatifs liés à l’âge qui avance peuvent se traduire par des conséquences psychologiques et physiques néfastes. Néanmoins, expliquent ces chercheurs américains (université de Yale), on ignorait si cet impact concernait aussi la structure cérébrale, en particulier au regard des modifications associées à la maladie d’Alzheimer.

L’étude a consisté à relever des données issues d’un suivi entamé en 1958 auprès de jeunes adultes et d’adultes d’âge moyen, qui avaient répondu à un questionnaire concernant notamment la perception de la vieillesse. Leur avis a été recueilli à plusieurs reprises par la suite. Lorsqu’ils ont atteint un âge avancé, leur cerveau a été observé par résonance magnétique (IRM), puis des autopsies cérébrales ont été réalisées le cas échéant.

Que constate-t-on ? En fait, les personnes qui envisagent le vieillissement de manière (très) négative sont plus susceptibles de présenter une perte accrue du volume de l’hippocampe (une des premières structures touchées par la maladie d’Alzheimer, ce qui explique les problèmes de mémoire et de désorientation), ainsi qu’une accumulation plus élevée de plaques amyloïdes (caractéristiques du processus neurodégénératif).
Comment expliquer cette association ? L’intériorisation d’une anxiété ? La rumination des pensées négatives ? Le repli sur soi ? L’isolement ? En tout cas, les auteurs suggèrent une passerelle, considèrent que ces mécanismes doivent être mieux étudiés, avec la perspective de nouvelles approches de la maladie d’Alzheimer.

Source: Psychology and Aging (www.apa.org/pubs/journals/p)
publié le : 20/02/2016 , mis à jour le 19/02/2016
pub

Restez informés !

Inscrivez-vous à notre newsletter:

Non, merci