ad

Diabète : messieurs, dormez-vous bien ?

Dernière mise à jour: novembre 2020 | 7451 visites
123m-bed-slapen-31-7.jpg

news Les troubles du sommeil ont été associés à un risque accru de développer un diabète, mais une nouvelle étude montre que ceci concerne surtout les hommes.

Ainsi que l’explique le Dr Jean-Claude Lemaire (Journal international de médecine), « au cours des dix dernières années, une quarantaine d’études ont fait état d’une corrélation entre troubles du sommeil (temps de sommeil raccourci, essentiellement) et anomalies du métabolisme du glucose. Par ailleurs, sur environ cinq décennies, il a été constaté une diminution progressive du temps de sommeil (1,5 à 2 heures en moins), parallèlement à un quasi doublement de la prévalence du diabète ». Une association peut-elle être établie ?

Une équipe néerlandaise (Vrije Universiteit Amsterdam) a souhaité clarifier tout cela à partir de données issues d’un suivi de large ampleur, incluant quelque 1.300 personnes (57% de femmes), âgées de 30 à 60 ans et issues de 14 pays européens. L’intention a consisté à déterminer l’existence de corrélations entre la durée du sommeil, la sensibilité à l’insuline et la fonction des cellules bêta (des cellules du pancréas productrices d’insuline et cruciales dans la régulation du taux de glucose dans le sang). Le temps de sommeil moyen était de 7,3 heures.

« Nouvelle démonstration d’une évidente inégalité entre les hommes et les femmes, les résultats diffèrent selon le sexe », observe le Dr Lemaire.

Chez les hommes, le fait de dormir plus ou moins que la moyenne induit une moindre sensibilité à l’insuline, ce qui diminue la consommation de glucose, contribuant ainsi à une glycémie plus élevée et à une augmentation du risque de développement d’un diabète.
Chez les femmes, cette association n’a pas été mise en évidence, et au contraire, le fait de dormir plus ou moins que la moyenne va de pair avec une augmentation de la sensibilité à l’insuline. Les femmes qui dorment plus ou moins que la moyenne présentent par ailleurs une meilleure fonction des cellules bêta.

« Cette double constatation suggère donc que le manque de sommeil a une faible probabilité d’être impliqué dans une augmentation du risque de diabète chez les femmes », conclut le Dr Lemaire. Chez les hommes, par contre…

Source: The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (http://press.endocrine.org/)
Vous voulez recevoir nos articles dans votre boîte e-mail ?

Inscrivez-vous ici à notre newsletter.

vous pourrez vous désinscrire quand vous le souhaiterez
Nous traitons vos données personnelles conformément à la politique de confidentialité de Passion Santé SA.
ad
pub