Parkinson : un nouveau test de détection ?

Dernière mise à jour: octobre 2016 | 13541 visites
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news Le diagnostic de la maladie de Parkinson à un stade (très) précoce devrait améliorer la prise en charge des patients. Pour cela, des tests doivent être mis au point.

Une équipe écossaise (université d’Edimbourg) a développé une technique destinée à détecter une molécule dans le liquide céphalo-rachidien (dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière). Cette protéine est appelée alpha-synucléine, lit-on dans Le Généraliste, et elle crée des dépôts associés à la présence des corps de Lewy dans plusieurs zones du cerveau des personnes atteintes de Parkinson (ou d’autres types de démence). Ces masses (agrégats) se forment à l’intérieur des cellules nerveuses.

Jusqu’à présent, les recherches effectuées sur cette molécule dans le but de développer un test se sont révélées vaines, poursuit Le Généraliste, car l’alpha-synucléine est également présente chez les personnes en bonne santé. En fait, ce n’est que lorsqu’elle s’agglomère qu’elle engendre des complications. Les spécialistes écossais ont réussi à l’élaborer une méthode permettant de mesurer « l’adhérence » de la protéine et d’observer les infimes différences de propriétés qui correspondraient au développement de la maladie de Parkinson.

Lors des premiers essais, poursuit Le Généraliste, l’équipe a pu identifier la quasi-totalité des échantillons de patients parkinsoniens et d’autres personnes considérées à risque, et exclure celles qui ne présentaient aucun problème. Il a aussi été possible de distinguer les patients souffrant d’une autre démence causée par les corps de Lewy. Dans le cas de la maladie de Parkinson, le diagnostic est basé sur les symptômes physiques, le parcours médical et la capacité à réaliser des exercices physiques et mentaux. Détecter la maladie plus tôt, aux premiers stades, permettrait de l’aborder différemment, et aussi, comme l’explique l’un des chercheurs, de « donner aux patients une opportunité de participer à des essais médicaux qui pourraient ralentir ou stopper la progression ».

Source: Annals of Clinical and Translational Neurology (http://onlinelibrary.wiley.)
publié le : 03/11/2016
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